Vincent Kompany était le meilleur Belge, surtout en 1re mi-temps. «Mais on est «gras» avec cela», lançait l'Anderlechtois. «La déception est trop grande pour pouvoir la décrire avec des mots. C'est le moment de recommencer à zéro. C'est peut-être la fin de la campagne, mais en même temps le début d'autre chose. En tout cas, c'est démotivant de toujours être mené à la marque avant que le match commence. Ce n'est pas évident de revenir dans la partie. À ce moment-là, on voit qu'on est trop court pour ce niveau. Pourtant, on a la qualité. Mais elle ne s'exprime pas.»

Après la rencontre, Jan Peeters, le président de la fédération, était formel: «Si vous demandez mon avis, je continue avec Anthuenis. Je ne sais pas ce qu'on pourrait reprocher à Aimé. Moi, je voudrais suivre la politique de Westerlo, qui ne limoge pas Jan Ceulemans. Mais je n'ai pas autant de pouvoir que Herman Wijnants, le patron du club. J'ai une voix des 23 dans le comité exécutif. Jusqu'à présent, je n'ai pas entendu des autres membres exiger le licenciement d'Anthuenis.»

Jan Peeters avait le même sentiment que tout le monde dans le stade. «Après ce 0-1, je me disais que le match était joué. Rien ne me donnait de l'espoir. Qui plus est, nous n'avons pas reçu de penalty. Puis, on a loupé une occasion quatre étoiles et on a frappé deux fois sur la latte. Incroyable. La fin de la campagne? Ce n'est pas une mission impossible, il y a déjà des autres pays qui sont revenus de situations quasi impossibles. Mais c'est un très mauvais résultat.»

Du côté serbe, Ivica Dragutinovic avait le sourire aux lèvres: «Je suis content pour mon équipe mais aussi un peu déçu car j'ai la double nationalité. Cela a l'air d'être déjà fini pour la Belgique. Les Diables ont le même problème que celui rencontré par la Serbie dans le passé, c'est-à-dire bien négocier un changement de génération. Ce qui a fait la différence, c'est l'agressivité. On a formé un bloc tandis que la Belgique a joué de manière individuelle. La différence, c'est aussi que la Belgique n'a pas cru en sa chance. Après le premier but, on avait l'impression que le match était plié. Nous, on doit continuer notre parcours.»

© Les Sports 2004