On fait un mauvais procès à ceux qui tentent d’obtenir l’organisation de la Coupe du monde de football 2018 en Belgique et aux Pays-Bas. Leur reprocher d’avoir répondu favorablement aux exigences de la FIFA, notamment en matière de TVA, a d’autant moins de sens que ces mêmes conditions furent d’application dans tous les pays ayant organisé la grande compétition, et comme ce fut d’ailleurs déjà le cas chez nous lors de l’Euro 2000.

On pourrait se consoler en constatant que les deux principaux enquiquineurs de service - le sénateur SP-A Bert Anciaux et le député LDD Jean-Marie Dedecker - ne représentent plus grand-chose sur la scène politique. Mais un tel état d’esprit qui pourrait s’étendre à d’autres partis - constaté aussi chez nos voisins néerlandais d’où est partie la polémique - révèle de la mesquinerie, de la démagogie et une volonté destructrice dont on se passerait bien.

Il faut dire qu’il s’agirait d’une énorme opportunité pour la Belgique (et les Pays-Bas) de se voir confier une telle responsabilité. Certes, le Mondial ne résoudrait pas tous nos problèmes d’un coup de baguette magique, mais il constituerait un apport économique et financier non négligeable. Et puis, surtout, il représenterait un gros défi qui pourrait donner au pays une véritable ambition, comme il n’en a malheureusement plus connu depuis longtemps.