Pär Zetterberg n'assistera pas à leur rencontre de ce jeudi: «On me l'a fortement déconseillé. Il n'est pas du tout prouvé que j'y serais menacé mais la sécurité d'un joueur de l'Olympiakos ne pourra jamais être garantie dans le fief de l'ennemi, et inversement. Même l'entraîneur ne s'y hasarde pas! Je ne courrai donc pas ce risque. Mais je suivrai le match à la télévision...»

Est-ce seulement le coeur de Pär qui parle lorsqu'il assure: «Le football grec est en phase ascendante. Il a beaucoup progressé. Il n'occupe pas pour rien la sixième place au «ranking» UEFA. Mais le Sporting peut éliminer ce Panathinaïkos-là. Les Anderlechtois doivent s'en persuader mais prendre garde de ne pas le clamer avec trop de conviction. Ils ont au contraire tout intérêt à adopter le profil... le plus bas possible. Malgré leur indéniable expérience, les éternels rivaux de l'Olympiakos se sentent toujours mal à l'aise lorsqu'ils sont investis du statut de favoris.» Zetterberg n'en démord pas: l'Olympiakos demeure intrinsèquement supérieur au Pana: «Il y a dix ans, dans le championnat belge, Bruges dominait Anderlecht sur le plan athlétique et le Sporting surclassait le Club sur le plan technique. En Grèce, ces caractéristiques perdurent: l'Olympiakos, c'est Anderlecht et le Pana, c'est l'ancien Bruges. Tactiquement Panathinaïkos va... droit au but. En contre, prioritairement. Elle nous précède toujours de deux points mais nous en avons compté six d'avance. Nous pouvons encore célébrer un septième titre d'affilée. Ce qui constituerait un beau record...»

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