Au moment où l'avant-dernier gros bastion unitaire, la Ligue vélocipédique belge, annonce officiellement son splitsing communautaire, voilà que le secrétaire général du dernier rempart du sport national que constitue l'Union belge de football profite du succès des Diables Rouges pour appeler à une régionalisation plus poussée du foot amateur, de la D 3 jusqu'aux provinciales.

Quelle mouche l'a donc piqué? Aucune, manifestement, à la lumière de l'entretien qu'il nous a accordé depuis Genève où il assistait, jeudi, à une réunion de l'UEFA.

Mais plutôt la volonté, appuyée, d'enfin concrétiser une décision qui a été prise depuis plus d'un an par le Comité exécutif, à savoir refondre les dix secrétariats provinciaux actuels dans un moule plus régional qui correspond mieux à la réalité politique du terrain en termes de matières et de compétences.

D'après Alain Courtois il y a urgence. Ces «petits» clubs, dont les budgets oscillent de 10 à 20 millions pour la D 3 et de 5 à 10 millions pour l'étage inférieur, n'arrivent plus à nouer les deux bouts, surtout s'ils entendent jouer la carte du semi-professionnalisme dans une certaine clarté.

Cette régionalisation effective ne signifierait pas à terme des séries de calendriers revues selon le même axe, bien que des voix se fassent entendre du terrain pour réclamer davantage de derbies générateurs de revenus accrus. Il est vrai qu'avec 39 formations sur 132 au niveau national, les clubs francophones n'ont pas trop d'intérêt à franchir la frontière linguistique, ne serait-ce que pour des raisons matérielles, comme vient de le démontrer une enquête de «Foot Magazine». Un référendum devrait permettre de connaître bientôt leurs vrais besoins.

© La Libre Belgique 2001