La Direction du Zenit Saint-Pétersbourg, le club qu’il a hissé tout en haut de l’affiche au terme d’une saison de rêve 2007-2008, l’en a dépossédé, séance tenante, ce dernier week-end. Le Zenit venait de s’incliner, à domicile (0-2) devant le modeste Tomsk. Il a glissé à la 7e place du classement et ne compte que 24 points en 17 matches. "Un top club comme le nôtre ne peut se satisfaire d’un tel bilan, a tranché la Direction. Ni les dirigeants ni les supporters ne le soutiennent plus. En fait, c’est depuis qu’on sait que Dick Advocaat a signé un contrat comme futur coach de l’équipe nationale belge que les résultats n’ont plus répondu à notre attente." Ne faut-il déceler dans ce constat qu’une simple coïncidence ? Peut-être pas

Si ce licenciement va, sûrement, griffer son orgueil - car comme tous les entraîneurs de renom, Dick Advocaat n’accueille pas avec indifférence le discrédit de sa Direction -, il ne l’étonne sûrement pas. Le feu couvait en effet sous la cendre depuis plusieurs mois déjà. Et Dick Advocaat ne s’était pas gêné pour l’attiser. L’implacable coach batave n’appréciait pas du tout de n’être plus directement impliqué dans la politique de recrutement du Zenit. Il ne cessait d’ailleurs de le clamer haut et fort. Igor Korneiev, le directeur sportif du club russe, était devenu sa cible de prédilection. "Je n’ai pas l’habitude qu’on anémie mon équipe en l’amputant de ses meilleurs éléments. Par exemple, je ne voulais absolument pas perdre Pavel Pogrebnyak, que Saint-Pétersbourg a cédé à Stuttgart."

De là à penser qu’il n’éprouvait plus une envie folle de demeurer en Russie jusqu’à l’expiration de son contrat - en décembre prochain - il n’y a qu’une marge très étroite. Dick Advocaat était en poste depuis 2006. Sous son égide, le Zenit Saint-Pétersbourg a remporté le titre national en 2007 et la Coupe UEFA la saison suivante avant de triompher en Supercoupe de Manchester United. Aucun autre entraîneur du Zenit Saint-Pétersbourg n’a fait aussi bien que lui.

C’est d’ailleurs pourquoi les rumeurs vont bon train quant au nom de son successeur, qui aura une lourde tâche à assumer. En quête d’un entraîneur de renom, le club russe va-t-il réactiver la piste Eric Gerets ?

Le Zenit avait déjà songé à lui alors que le Limbourgeois venait de se lier à Al Hilal. De son propre aveu, l’intérêt du Zenit ne l’avait pas laissé indifférent. Il paraît peu probable toutefois qu’Eric Gerets reprenne, dès à présent, les rênes du club de Saint-Petersbourg. Qu’en sera-t-il au début de l’année civile prochaine ?