REAL MADRID 4

RSC ANDERLECHT 1

REAL MADRID: Casillas, Geremi, Hierro (64e Conceiçao), Karanka, Roberto Carlos, Helguera, Makelele (77e Celadès), McManaman, Figo, Raul (55e Savio), Morientes

ANDERLECHT: De Wilde, Crasson, De Boeck, Doll, Dheedene, Goor, Vanderhaeghe (58e Stoica), Hasi (62e Ilic), Van Diemen, Koller, Radzinski

ARBITRE: M. Dallas (Ecosse)

BUTS: 12e Morientes (1-0); 23e Figo sur pen. (2-0); 44e Helguera (3-0); 73e Roberto Carlos (4-0); 89e Stoica (4-1)

AVERTISSEMENTS: Karanka; Koller

Par rapport à l'équipe victorieuse de la Lazio de Rome, Aime Anthuenis avait opéré trois changements. Baseggio, blessé, et Ilic, pourtant excellent face aux Romains, cédaient leur place à Vanderhaeghe et De Boeck, de retour de suspension, et Van Diemen remplaçait Stoica, qui faisait donc les frais du choix tactique de son entraîneur.

Placer Van Diemen devant Crasson sur la droite était certes une option prudente et raisonnable, face au terrible flanc gauche des Madrilènes composé de McManaman et Roberto Carlos. Mais, en se privant du seul élément réellement créatif - étant donné le forfait de Baseggio - Anthuenis choisissait, indirectement, de subir la rencontre - les derniers matches entamés sans Stoica étaient ceux disputés à Manchester et à Kiev

Voilà pour la théorie. Sur le terrain, les débats commencèrent sur un mode mineur. Le Real ne pratiquait pas le pressing que l'on aurait pu craindre et laissait même des espaces aux Anderlechtois. Le Sporting faillit d'ailleurs en profiter à la 9e minute, lorsqu'un mouvement rapide, dessiné par Koller et Radzinski, vit le premier envoyer un tir légèrement lobé sur la transversale de Casillas. Les Anderlechtois avaient laissé passer leur chance et Madrid allait désormais prendre le match à son compte. Une minute plus tard, Raul se présentait seul devant De Wilde, qui déviait miraculeusement le ballon de la cheville. Ce n'était que partie remise puisqu'à la 14e, sur une belle passe de Helguera, Morientes dribblait magnifiquement Dheedene dans le grand rectangle, avant de placer au-dessus de De Wilde (1-0).

La réaction des Anderlechtois était timide. Le tir lointain de Dheedene était trop croisé. Par contre, les attaquants madrilènes se montraient de véritables poisons: Figo, Morientes, Raul donnaient le tournis à la défense mauve, qui, à la 22e minute, et par l'entremise de De Boeck, devait commettre la faute sur Raul pour éviter le but. Figo transformait le penalty (2-0). Les Anderlechtois semblaient désorganisés, éteints. Il leur manquait assurément un maître d'oeuvre, un créateur, mais celui-là se trouvait sur le banc. Le Sporting retombait dans les travers anciens: passes en retrait, longs ballons vers la tête de Koller et faute d'inattention en défense, sur le corner de Figo qui permit à Helguera, oublié, de marquer le troisième but espagnol (3-0).

Après le repos, le Real se montrait à nouveau le plus dangereux, surtout par l'insaisissable Morientes. La montée de Stoica intervint tout de même, suivie de celle d'Ilic, mais le sang neuf ne changea pas grand-chose à la partie, que les Madrilènes se contentèrent de contrôler, lançant de temps à autre une banderille au taureau anderlechtois. Comme ce puissant coup-franc de Roberto Carlos, qui transperça le mur anderlechtois (4-0). Seul Alin Stoica (tiens, tiens) parvint à tromper Casillas à deux minutes du terme (4-1).

Le score était sévère, mais la victoire du Real était indiscutable. Néanmoins, le Sporting ne doit pas rougir de cette défaite face au tenant du titre et pourra, après la trêve, remettre l'ouvrage sur le métier. Ce n'est pas à Santiago Bernabeu que l'on arrache une qualification.

© La Libre Belgique 2000