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Football

Le sport est parfois cruel...

L. Dp.

Publié le - Mis à jour le

La confirmation d'avoir, début 2004, au moins un de nos clubs présent dans une coupe européenne poussait la plupart des amateurs de ballon rond à en vouloir plus encore. Après l'Ajax Amsterdam médusé par Bruges, pourquoi les Bruxellois ne s'offriraient-ils pas le scalp des Bavarois?

C'est donc sous les chants teutons hurlés à plein poumons par les supporters locaux que le Sporting entama la partie. Assez calmement, du moins en apparence. A la 5e minute, Ballack fut cependant déjà à deux doigts de tromper Zitka d'une reprise de la tête. A la 11e, une floche de Kompany mit la défense mauve en difficulté, sans conséquence, heureusement.

Au terme des 20 premières minutes, l'orage redouté ne s'était pas vraiment déclaré alors qu'Anderlecht jouait pratiquement au trot et que les Allemands ne semblaient pas trop pressés de se rassurer. Personne n'était vraiment bon en abordant l'ultime quart d'heure de l'acte un! Anderlecht, répondant certainement à une consigne stricte, n'affichait aucune volonté offensive. Même en position de contre, on n’hésitait pas à balancer la balle du côté de Zitka plutôt que vers celui de Kahn.

A la 35e, un coup-franc botté depuis le côté gauche du rectangle anderlechtois passa devant le but de Zitka mais aucun pied ne vint propulser le cuir au fond du but. De quoi réchauffer un brin l'assistance dans cette soirée glacée.

Six minutes plus tard, le scénario... brugeois se répéta avec un penalty stupidement concédé par Zewlakow pour une charge fautive sur Pizzaro (ce dernier était dos au but...). Malgré la légèreté d'un geste qui se répète sur presque chaque phase de jeu, M. Nielsen appliqua le règlement à la lettre et fit un petit cadeau aux visités... Makaay se faisant une joie de faire exploser le stade (1-0) et de donner l'avance au Bayern ! Semblant évoluer jusqu'alors sous sédatifs, le Sporting se réveilla brutalement avec un goût amer en bouche. A ce moment de la partie, Anderlecht était éliminé de toute coupe européenne.

Comme la veille, le ténor du soir, le Bayern en l'occurrence, tirait son épingle du jeu sur un coup de dés plus que par autre chose. La mission s'annonçait plus que compliquée à l'entame de la seconde période. Pousser, se créer des occasions, égaliser tout en ne se découvrant pas trop. A la 54e, Mornar repris une talonnade de Dindane mais son tir passa à côté de la cage de Kahn !

Pour ce faire, on attendait de la paire Bassegio-Zetterberg de l'ingéniosité et de l'audace. Mais le duo peinait à s'infiltrer dans l'acier allemand. A la 60e pourtant, une tête de Dindane sur corner de Zetterberg trouva le français Lizarazu sur la ligne du but. La pression belge s'intensifiait.

Ensuite, coup sur coup, Aruna eut deux nouvelles possibilités franches d'égalisation. La défense bavaroise montrait des premiers signes de faiblesses. Du côté munichois, on assurait plus que le stricte minimum. Peu importe la manière pourvu qu'une qualification soit au rendez-vous... A douze minutes du terme, Sagnol permis à Zitka de faire état de son talent. Sans cela, les carottes étaient carbonisées.

Les minutes suivantes virent les Mauves investir le rectangle du Bayern, qui repoussait les assauts comme ils venaient. Le match pouvait basculer dans un camp comme dans l'autre. Plus les minutes s'égrainaient, plus les frustrations se faisaient précises. Eliminé, certes, mais par un Bayern aussi malade... Belle tristesse en réalité.

A la 88e, Kuffour et Kahn se mélangèrent les pinceaux dans leur propre rectangle... Le stress était à son comble ! En toute fin de partie, les Allemands ne savaient plus où donner de la tête et Kahn sortit le grand jeu sur un obus de Iatchouck. Finalement et au grand soulagement des supporters locaux, l'arbitre mit un terme à la rencontre.

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