Entretien

Il a beau être le seul joueur accompagné par sa femme Marie (voir ci-dessous), Guillaume Gillet sait que le déplacement au Zenit sera d’abord une affaire d’hommes et de joueurs clés. Même sans faire chambre commune avec Axel Witsel pendant sa semaine en Diable, le back droit anderlechtois aura eu tout le loisir de se rendre compte que l’ancien joueur de Benfica serait sans doute l’un des premiers à lui mettre des bâtons dans les pieds lors du match de mercredi : "Mais sincèrement, Axel, je n’ai jamais douté de ses qualités. Déjà quand il était dans le championnat de Belgique, on avait tous compris que c’était le top absolu. Il a sans doute pris une autre dimension à Benfica mais je ne v ais pas faire comme si j’étais surpris."

Avec Bruno Alves ou Hulk, l’ancien joueur du Standard passera mercredi pour l’un des hommes à surveiller. Un statut privilégié que le Zenit s’apprêtait sans doute à réserver aussi à Dieumerci Mbokani : "Autant cela allait face à Waasland, autant face au Zenit sans lui, cela risque d’être plus compliqué. Le truc, c’est que Dieu ose tout. C’est de lui qu’il faudra s’inspirer."

Guillaume, on peut dire qu’en l’absence de Dieumerci Mbokani, Lucas Biglia a repris le rôle d’homme en forme, au Sporting.

J’espère. Face à Waasland, Lucas a été énorme et réussi tout ce qu’il entreprenait. Et il ne faut même pas parler de son geste après. Ça ne me regarde pas. Vous savez, il y a sans doute beaucoup d’autres footballeurs qui ont des comptes à régler.

En face, il y a une armée de stars internationales. Comment faire pour les contrer ?

On n’a pas encore eu de théorie mais c’est clair qu’on va tomber sur des stars internationales. C’est très, très fort. L’avantage, c’est qu’ils ont connu un creux. S’ils pouvaient encore attendre une semaine pour se réveiller, ce serait parfait.

Avec John van den Brom, on imagine mal Anderlecht tout verrouiller. On risque de voir le même système qu’au Milan AC ?

C’est clair que c’est de ce match qu’il faut s’inspirer. Malaga, c’est déjà loin. On n’a plus envie d’en entendre parler. On s’est tous plantés ce soir-là mais la page est tournée. Maintenant, on va au Zenit pour prendre un point voir plus si affinités.

Vous savez pourtant que c’est le match de la dernière chance de leur côté.

Oui. On va être bien reçus mais on le sait. C’est aussi à nous de jouer comme si on jouait notre dernière carte. On a pris confiance face à Waasland mais les occasions qu’on se crée, il faut les mettre au fond. Et pas une seule mais toutes ! Sinon, on va le payer. Il faut que tout le monde sache qu’on change de dimension.

Vous allez retrouver les supporters du Zenit qui vous avaient un peu secoué il y a deux ans.

Pas moi spécialement. C’était juste que voir tous ces gens torses nus par moins 20 degrés, c’était cocasse. Deux jours avant à l’entraînement, je me demandais où on était tombé tellement cela caillait. Le match, il vaut mieux l’oublier (sourire).