Le Standard s'envole pour la Galice ce matin. Une région que connaît bien la colonie portugaise du noyau liégeois : la ville portuaire de Vigo se situe à la frontière entre l'Espagne et le Portugal. Rogerio Matias a joué à Guimaraes, non loin de cette frontière. Originaire de Lisbonne, Ricardo Sa Pinto, qui n'est pas du voyage à cause de son entorse de la cheville, passe régulièrement ses vacances en Galice. Nuno Coelho est né et a vécu à Penafiel, à une demi-heure de route de Vigo. A Coimbra, Sergio Conceição était, lui, à une heure de route. Tout comme Miguel Areias, qui a encore de la famille à Gaia.

"On joue à la maison", sourit l'arrière gauche portugais du Standard. "Ma maman, mon papa, mes amis... ils ont tous leurs tickets pour assister au match, demain soir. Je suis déjà allé dans le stade Balaidos mais je n'y ai jamais joué. Il est grand et vieux. Je connais bien la ville : en été, on allait souvent à la plage de Vigo." Demain, par contre, pas question d'aller faire du tourisme à Vigo. Le Standard joue son avenir européen en Espagne. Battus 0-1 au match aller à Sclessin, les joueurs de Michel Preud'homme devront espérer et, surtout, forcer un miracle pour se qualifier pour la phase de groupes de la Coupe Uefa.

"Ce sera un match très difficile : le Celta possède une belle équipe. En outre, ils ont gagné 0-1 chez nous. Mais on y croit. On va aller là-bas pour arracher un bon résultat. On va se donner à fond et on verra bien ce que cela nous rapportera au final. En football tout est possible. On va essayer de faire le même score qu'Osasuna, qui a gagné 0-2 à Vigo, dimanche. L'idéal, ce serait que les Espagnols croient la qualification acquise et que l'on profite de leur excès de confiance."

Le Standard devra marquer le plus vite possible pour faire douter son adversaire. Miguel Areias devra, peut-être, apporter sa contribution offensive, comme il l'a fait contre le Brussels, avec un centre décisif, et contre le Cercle.

"Au Portugal, je devais couvrir tout le flanc", raconte le joueur de 29 ans. "La paire fonctionne bien avec Milan (Rapaic). Je sens quand je dois monter et je sais qu'il peut me couvrir. Les automatismes se mettent en place. Mais je peux encore élever mon niveau. Plus je vais jouer, plus je vais progresser. Au niveau de la condition, du rythme, de la confiance. Je monte en puissance, comme l'équipe."

Délaissé par Johan Boskamp, Miguel Areias a reçu sa chance suite au changement d'entraîneur. Un coup gagnant avec le premier succès de la saison, au Lierse.

"J'ai été critiqué sans même avoir joué. Je ne comprenais pas Johan Boskamp : durant la préparation, il ne m'a jamais aligné à ma place mais dans l'axe de la défense. Je n'ai pas pu montrer mes qualités et je n'ai pas pris confiance dans un nouvel environnement. J'ai été critiqué alors qu'on ne m'avait jamais vu jouer. Mais je peux comprendre : quand un nouveau joueur arrive dans un grand club, tout le monde veut qu'il soit directement opérationnel. C'est comme cela aussi au Portugal."

© La Libre Belgique 2006