Le Standard de Liège est convoqué par l'Union Belge de football (URBSFA) devant la commission des Litiges pour le football rémunéré suite aux incidents ayant eu lieu au cours du match de dimanche contre Anderlecht.

Des supporters mécontents du Standard avaient jeté des fumigènes et feux d'artifice sur le terrain, l'arbitre de la rencontre devant par deux fois arrêter le match. Si le parquet de l'URBSFA dispose à temps de toutes les données utiles, le dossier sera en principe examiné au fond le mardi 23 octobre, a fait savoir lundi la fédération.

Le parquet de l'Union Belge a également annoncé "avoir contacté la cellule football du ministère de l'Intérieur afin de voir s'il est possible d'identifier les spectateurs responsables des incidents pour que la commission des Litiges puisse éventuellement leur demander des comptes également", a ajouté l'URBSFA.

Le clasico entre le Standard et Anderlecht a vu dimanche la victoire des Rouches 2-1 sur les Bruxellois, mettant fin à une série de quatre défaites de rang.

Anderlecht condamne mais ne pose pas plainte

Après la réaction de l'Union Belge de football, lundi midi, qui a convoqué la direction du Standard devant sa commission des Litiges, le Sporting d'Anderlecht a lui aussi tenu à réagir au lendemain des incidents qui ont émaillé le clasico du championnat de Belgique entre le Standard et Anderlecht. Malgré la défaite 2-1 à Seraing, le club anderlechtois, qui estime que les jets de fumigènes et feux d'artifice ont influencé la rencontre, ne portera pas plainte.

"Le RSC Anderlecht condamne les circonstances dans lesquelles le match de ce dimanche a dû se dérouler", entame Roger Vanden Stock, le président du club bruxellois, par le biais d'un communiqué. "Les incidents inacceptables d'hier n'ont plus rien à voir avec le sport de haut niveau."

Celui qui préside aux destinées des champions de Belgique estime que les faits ont eu des incidences sur le résultat du match. "Les incidents ont influencé le déroulement de la rencontre", explique-t-il. "Tant les arbitres que les joueurs des deux clubs ont réagi à leur manière. Certains se sont sentis menacés et d'autres ont tiré une énergie supplémentaire de ce tumulte. La direction et les joueurs du RSC Anderlecht ont néanmoins décidé de ne pas introduire de plainte."

Anderlecht attend cependant de l'Union Belge un signal fort afin que de tels événements ne se reproduisent plus. "Anderlecht espère que les instances réagiront énergiquement de sorte que le football professionnel dans ce pays ne soit pas pris en otage par une minorité qui ne peut que nuire à ce sport", conclut le communiqué. Milquet condamne le comportement des supporters

La ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet a condamné lundi le comportement de quelques supporters du Standard de Liège qui ont "gravement mis en péril la sécurité des personnes situées dans le bas d'une des tribunes du stade en utilisant des objets pyrotechniques lors du match Standard-Anderlecht joué dimanche. De tels agissements constituent des infractions à la loi football dont les sanctions varient de 250 à 5.000 euros d'amende administrative et/ou de 3 mois à 5 ans d'interdiction de stade", a-t-elle rappelé dans un communiqué.

La ministre a ajouté qu'elle avait demandé tant auprès de la cellule Football de ses services qu'auprès de la police de Liège un effort maximum afin de verbaliser et de poursuivre chaque auteur de ces faits (allumage et/ou jets d'objets pyrotechniques ou autres) sur la base de la loi football.

Joëlle Milquet a demandé au Standard de Liège d'évaluer comment ces objets ont pu être introduits en tribune en telles quantités.

Elle a dit également attendre un signal clair du monde du football pour éviter que de pareils débordements ne surviennent à nouveau dans le futur.