Hugo Broos est un entraîneur heureux. Celui du leader. Il le sera encore plus dimanche soir si son club ne perd pas à Sclessin.

Hugo Broos, le Standard, c'est l'équipe en forme ?

Le Standard est, avec Gand, la meilleure équipe du moment. Pourtant, ce devrait être Anderlecht. En théorie...

Mais si vous gagnez, il y aura dix points d'écart.

L'important, pour nous, consistera à ce que l'écart ne diminue pas. S'il augmente, tant mieux.

Les "Rouches" partent-ils favoris ?

Ils sont dans un "winning move" et leur seule ambition sera de nous battre. Mais j'ai confiance en mes joueurs. Ce ne sera pas une promenade de santé pour le Standard.

Anderlecht champion, c'est votre pronostic ?

Trois titulaires sont venus en janvier. C'est énorme. On verra le résultat. Vu la valeur du noyau, ce serait surprenant et anormal qu'il ne soit pas champion.

Que pensez-vous du retour de Walter Baseggio ?

Je trouve remarquable que, dès sa première interview, il déclare ne pas être venu pour s'asseoir sur le banc. C'était un très bon joueur mais, en football, il faut prouver à chaque match. Walter devrait être, tout le temps, dans les trois meilleurs joueurs de son équipe. Il déclare qu'il a appris de ses fautes. Espérons-le. S'il a le déclic, il a les qualités pour s'imposer. A l'époque où je l'entraînais, on m'avait déjà reproché de l'avoir mis sur le banc. Il y est resté par après.

Considérez-vous encore Bruges comme un candidat direct ?

Il peut toujours effectuer un retour miraculeux mais l'important, pour eux, est de revenir à leur niveau et de remporter cinq ou six matches consécutifs.

Le Bruges irrégulier de cette année, c'est un peu Genk de la saison dernière. On vous a laissé le temps de reconstruire, pas à Ferrera.

Anderlecht a fait confiance à Franky aussi il y a un an alors qu'on réclamait sa tête. Mais généralement, on vire trop vite un coach en Belgique. Or, un entraîneur bosse avec les qualités à sa disposition. Lorsqu'on n'en a pas assez, il faut savoir le reconnaître.

Est-ce le cas de Bruges ?

"No comment".

Du "Top 5", c'est Genk qui a passé le "mercato" le plus calme, non ?

Oui mais, premièrement, nous n'avons pas les moyens d'effectuer des transferts juste pour élargir le noyau. Deuxièmement, nous n'en avions pas besoin avec ce groupe. Troisièmement, une concurrence accrue peut avoir des effets pervers. Nous n'avons donc pris que deux joueurs (NdlR : Coelho et Verhulst) dont nous avions besoin. Nous anticipons aussi un départ de Logan Bailly, probablement dans un an et demi s'il continue ainsi.

Pourquoi avoir pris Coelho ?

Il nous apporte davantage de créativité. Les équipes se montrent de plus en plus organisées contre nous. Avec Coelho, on a peut-être mis la main sur la clé de cette serrure.

© La Libre Belgique 2007