La proximité d'un match européen de top-niveau ne va pas précipiter le duel de ce soir au rang de rendez-vous secondaire. Sur ce point, tous sont unanimes.

"Il n'y a pas de calcul à opérer. On doit se donner à fond et ne surtout pas lever le pied en vue de Liverpool", assène Benjamin Nicaise. "La meilleure façon de préparer la joute européenne est de vaincre Anderlecht. En un match, nous pouvons tous, joueurs et club, inscrire un titre à notre palmarès ! Plus qu'intéressant."

Pour Tomislav Mikulic, présent au détriment d'Onyewu (suspendu sur la scène européenne) afin de peaufiner des automatismes avec Sarr, pas d'alternative. "Pour accroître encore la bonne atmosphère qui règne dans ce groupe, gagner devant son public est intéressant. Se ménager ? Pas question de songer ainsi, les grandes équipes sont capables de gérer deux rencontres importantes en quatre jours !"

"Ce match de prestige tombe au plus mauvais moment", accorde Jean-François Lecomte, "trois jours après l'élimination d'Anderlecht et trois jours avant notre duel contre Liverpool. Ce qui fait que l'on parle plus de la C1 que de cette Supercoupe ! C'est vrai que la partie de mercredi est plus importante que celle d'aujourd'hui. Mais, une fois le coup de sifflet initial délivré, une seule chose comptera : décrocher le trophée au détriment d'Anderlecht."

Dante ne déroge pas aux avis de ses camarades. "C'est cela le haut niveau ! Il faut gagner tous les matches, quels que soient les adversaires qui vous sont proposés. Mercredi, face aux "Reds" , il s'agit d'un match historique, c'est vrai. Mais, avant de croiser la route des Anglais, le duel le plus important est celui de ce jour face aux Bruxellois. On ne doit en aucun cas considérer cette affiche comme un simple apéro ! Non, il s'agit d'un match à réel enjeu. Avec, au bout de l'effort, un trophée à aller conquérir. Nous sommes à l'aube de deux matches vraiment excitants."