Le Standard ressuscite à Genk (0-2)
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Le Standard ressuscite à Genk (0-2)

Aurélie Herman

Publié le - Mis à jour le

Genk, une ville meurtrie depuis quelques jours. La catastrophe économique qui a touché la cité limbourgeoise rend le football bien dérisoire. Et pourtant, il faut quand même jouer. Affronter le Standard, dont les supporters offrent leur soutien aux travailleurs de Ford. Jouer contre les Rouches, qui ont connu quelques bouleversements eux aussi, ces derniers jours. L'éviction de Ron Jans, l'arrivée de Mircea Rednic, la colère des fans, bref, les Liégeois sont également dans la tourmente. Mais le come-back du Roumain, un ancien de la maison, laisse espérer un sursaut d'orgueil des Liégeois. Pénibles vainqueurs du Cercle de Bruges lors de la 12e journée, le Standard doit réagir face au Racing. La 10e place cadre en effet très mal avec les ambitions de Roland Duchâtelet.

A Genk, tout semble aller pour le mieux, sportivement parlant. Quatrièmes, les Limbourgeois sont dans le sillage d'Anderlecht, leader après son récital face à La Gantoise. Mais les apparences sont trompeuses. Les hommes de Mario Been ne comptent qu'une victoire de plus que leurs rivaux de la soirée. Et en cas de succès, ces derniers reviendraient à 3 unités à peine. Une paille. Le duel est donc capital pour les deux équipes.

Michy gagne

Première surprise, Rednic décide de faire confiance à Michy Batshuayi, disparu de la circulation depuis la folle éclosion du phénomène Ezekiel. Le système à deux attaquants, abandonné par Ron Jans, revient en vigueur. Terminé donc le foot à la hollandaise, place à la méthode roumaine. Et ça marche ! Dès les premières minutes, Buyens et Vainqueur frappent au but, sans succès. Leur tir termine leur course dans les solides mains de Van Hout. A la 5e minute, Van Damme s'élève plus haut que tout le monde pour placer une tête rageuse. Mais sa tentative est repoussée in extremis par la défense de Genk. Il faut attendre le quart d'heure pour enfin voir les locaux pointer le bout de leur nez. Et encore, le centre est directement repoussé par la défense liégeoise, intraitable. Jelle Vossen donne tout ce qu'il a, sans doute en hommage à son père, travailleur chez Ford Genk. Mais l'attaquant est trop seul, la faute à un gros pressing des Rouches. Ceux-ci dominent largement le match, poussent, combinent, mais ne concrétisent pas.

A la demi-heure, Genk se procure une belle occasion. Vossen centre pour De Ceulaer mais l'ancien de Lokeren est trop court par rapport à Kanu. Lors du dernier quart d'heure de la première période, le jeu s'effrite. Tout au plus le public se contente-t-il d'un tir contré de Batshuayi qui frôle l'équerre de Van Hout.

Mais Michy n'a pas dit son dernier mot. Reléguée sur le banc, la révélation de l'ère Riga veut se montrer sous son meilleur jour. Cette titularisation est comme une bouée de sauvetage pour le Belge. Et à la 46e minute, il plante un but plein de sang-froid. Il profite d'un tir contré de Van Damme pour se présenter seul devant le portier de Genk. Son sens du but fait le reste, et permet au Standard de mener 0-1.

Halloween et ses revenants

A l'heure de jeu, Genk manque l'occasion de revenir au score. Elyaniv Barda, monté en cours de jeu, est seul devant Kawashima mais sa frappe n'est pas suffisamment enlevée pour tromper le Japonais. Moins de 10 minutes plus tard, c'est au tour de De Ceulaer de rater le coche. Thomas Buffel ne se montrera pas plus adroit à la 81e. A la 89e minute, Benji De Ceulaer loupe une dernière opportunité de redonner le sourir à la ville de Genk. Tout seul devant le samouraï du Standard, il ne profite pas d'une remise de la tête de Plet. Tout cela à un mètre du but.

C'est même la double-peine pour Genk qui se prend un 2e but à la 92e minute. C'est à ce moment que Luis Manuel Seijas décide d'arpenter son flanc droit et de repiquer vers le but. Le lutin vénézuélien trompe le géant Van Hout d'un ballon parfaitement placé. Comme Batshuayi, le médian n'avait pas trop fait parler de lui cette saison. Une deuxième chance s'offre à lui, qui coïncide avec le début du règne de Rednic.

Une seconde chance aussi pour le Standard. Offensifs, organisés, les Liégeois n'ont manqué que d'un peu de réalisme en première période pour prétendre à une prestation de haut vol. L'effet Rednic va-t-il durer ? Ou n'était-ce qu'un one-shot ? Seul l'avenir le dira. Pour le moment, les Rouches peuvent repartir l'esprit tranquille avant d'accueillir OHL ce dimanche. Huitièmes au classement, ils se retrouvent à deux points seulement des PO1. Pas si mal pour un club agonisant...

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