La réaction du Standard au communiqué de la Pro League annonçant qu'elle avait décidé "la vente collective des droits de télévision", au terme de sa réunion du mardi 26 avril, et du vote à la majorité des 2/3 (11/5) de son conseil d'administration, n'a pas tardé, le club liégeois contestant la caractère "collectif" de ces droits.

"Le Standard ne peut marquer son accord sur cette présentation du dossier", prévient en effet le directeur-général Pierre Francois dans un communiqué. "Les droits de retransmission constituent un droit privatif appartenant à chacun des membres de la Pro League aussi longtemps qu'il n'a pas décidé d'en céder l'exploitation à la communauté des clubs. Ce principe est rappelé au préambule des conventions ayant régi cette matière tout au long des six dernières saisons. Le Président de la Pro League - tout en espérant une solution négociée - a déjà par le passé admis ce caractère privatif. Ceci peut d'autant moins être contesté que certains ont proposé de modifier les statuts de l'ASBL pour rendre désormais collectifs des droits qui aujourd'hui ont un caractère privatif. Ce caractère privatif est enfin réaffirmé à l'avis officieux émis par l'auditeur général du Conseil de la Concurrence en date du 19 avril dernier".

"Présenter le dossier comme validant la vente collective des droits par les 16 clubs de la Pro League confine donc à la supercherie".

"Un communiqué commun des cinq clubs concernés (Saint-Trond, Germinal Beerschot, Lierse, Sporting de Charleroi et Standard de Liège) sera publié encore cette semaine".