Anderlecht n’a gagné que deux fois à Sclessin lors des dix dernières saisons.

C’est un constat que personne n’aurait osé dresser il y a quelques semaines, lorsque le Standard végétait dans le ventre mou du classement. Mais, ce dimanche, les Liégeois semblent partir avec la faveur des pronostics grâce, notamment, à trois dernières sorties particulièrement convaincantes dans la compétition nationale.

Cette conclusion est renforcée par les statistiques. Lors des dix dernières saisons, les Mauves ont éprouvé les pires difficultés à prendre la mesure de leurs meilleurs ennemis liégeois. À Sclessin, les chiffres sont particulièrement édifiants avec seulement deux petites victoires enregistrées au cours des dix dernières saisons (1-2 le 12 février 2012 et 0-4 le 17 janvier 2010). Pour le reste, les Principautaires l’ont emporté à dix reprises lors des seize derniers duels, même lorsqu’ils traversaient une crise de confiance. Raisonnement identique en cumulant les matches à domicile et l’extérieur, avec moins de cinquante pour cent des unités engrangées du côté anderlechtois. "Je ne crois pas à cette idée de bête noire. Pour moi, tout cela s’annule une fois que le coup d’envoi est donné", balaye Aleksandar Jankovic.

Jankovic découvrira l’enfer d’un Clasico

Aleksandar Jankovic s’apprête à vivre, ce dimanche, son premier Clasico. Un moment particulier même si, à quarante-quatre ans, il a déjà connu ce genre de rencontre."Je suis motivé, comme tous les jours. Ce n’est pas mon premier derby. Tout ce qui compte, à mes yeux, est de montrer la même mentalité que lors de notre déplacement à Amsterdam, confirmer nos trois dernières belles sorties en championnat et nos trois clean sheets", disait le coach.

Lorsqu’il était en poste à l’Etoile rouge de Belgrade, Aleksandar Jankovic a affronté le Partizan à deux reprises avec, tout d’abord, une large victoire à domicile (4-1) avant d’aller chercher un bon point à l’extérieur (1-1). Il a encore été plus en réussite face à l’autre club de la capitale avec deux succès face à l’OFK Belgrade (1-0, 2-0).

Son deuxième passage sur le petit banc du club étoilé a été plus contrasté avec une défaite (1-0 à l’OFK Belgrade), un nul (1-1 au Rad Belgrade) et une victoire (3-2 face au Partizan). "Ce derby face au Partizan est très réputé sur le continent mais aussi très chaud. Mais je ne vais pas commencer à le comparer au Clasico car, selon moi, chaque derby a son histoire."

Aucun avantage à tirer

Il ne compte donc tirer aucun avantage de ces précédents, tout comme son brevet d’invincibilité face aux Bruxellois durant son passage à Malines. En quatre confrontations, il a signé… quatre nuls face à son futur adversaire en championnat (trois fois 1-1, une fois 2-2). "Mais ça ne va pas m’aider à gagner dimanche", réfute-t-il, pas spécialement intéressé par les statistiques.

Le Standard part avec un léger avantage

Après le choc des Flandres Club Bruges-La Gantoise à 14h30, le Clasico belge (18h à Sclessin) divisera à nouveau la Belgique du foot en deux. Entre deux formations qui ont perdu des points sur la scène européenne ce jeudi (1 pour le Standard, 2 pour Anderlecht…) et qui, en championnat, doivent confirmer (les Liégeois restent sur un 9 sur 9 depuis la prise de pouvoir de Jankovic)… ou se racheter (les Sportingmen restent sur une cinglante défaite contre Westerlo).

C’est un constat que personne n’aurait osé dresser il y a quelques semaines, lorsque le Standard végétait dans le ventre mou du classement. Mais, ce dimanche, les Liégeois semblent partir avec la faveur des pronostics grâce, notamment, à trois dernières sorties particulièrement convaincantes dans la compétition nationale.

Cette conclusion est renforcée par les statistiques. Lors des dix dernières saisons, les Mauves ont éprouvé les pires difficultés à prendre la mesure de leurs meilleurs ennemis liégeois. A Sclessin, les chiffres sont particulièrement édifiants avec seulement deux petites victoires enregistrées au cours des dix dernières saisons (1-2 le 12 février 2012 et 0-4 le 17 janvier 2010). Pour le reste, les Principautaires l’ont emporté à dix reprises lors des seize derniers duels, même lorsqu’ils traversaient une crise de confiance. Raisonnement identique en cumulant les matches à domicile et l’extérieur, avec moins de cinquante pour cent des unités engrangées du côté anderlechtois. "Je ne crois pas à cette idée de bête noire. Pour moi, tout cela s’annule une fois que le coup d’envoi est donné", balaye Aleksandar Jankovic.

Le président mauve dans les tribunes

Roger Vanden Stock va accompagner son équipe à Sclessin, dimanche soir. Le président d’Anderlecht avait déclaré forfait pour les deux derniers déplacements à Liège. Il n’a plus assisté à un Standard - Anderlecht depuis le 25 janvier 2015 (2-0), soit il y a presque deux ans. C’était le match du fameux tifo anti-Defour, qui l’avait tellement écœuré. Même s’il a encore la forme à 74 ans, le président d’Anderlecht ne fait plus tous les déplacements en Belgique. Surtout les matches à risques où il est souvent mal reçu par les supporters adverses - comme au Club Bruges et au Standard - il préfère parfois les regarder depuis son fauteuil. Lors des deux derniers Standard - Anderlecht, il était parti à l’étranger. Le 12 avril 2015, il était à Nyon pour encourager ses U19 lors du "Final Four" de la Youth League. Et le 8 novembre 2015, il était au Portugal pour une réunion familiale annuelle. Depuis une dizaine d’années, la délégation officielle du Sporting fait le déplacement à Sclessin en minibus. Tout comme les cars de supporters d’Anderlecht, le minibus rentre par une porte qui empêche tout contact avec les supporters adverses.