Le transfert de Mbark Boussoufa sera conclu ce mercredi voire jeudi. Grozny doit fournir au Sporting les garanties bancaires aujourd'hui. Celles-ci seront alors examinées par BNP Paribas avant d'enfin officialiser le transfert de Boussoufa... Ce dernier ne s'est pas entraîné avec le noyau ce mardi

Le mardi 8 mars sera le dernier jour de Mbark Boussoufa au Sporting Anderlecht. La journée d’hier a en effet été décisive dans son processus de départ vers la Russie. Le club tchétchène du Terek Grozny, qui avait déjà un accord avec le joueur, est très proche de faire de même avec les dirigeants mauves .

Tout s’était déjà accéléré ce week-end. Boussoufa ayant brossé l’entraînement de samedi, tout le monde pensait qu’il s’était rendu à Grozny. Mais il se murmure qu’il était en fait en... Turquie, à Belek, où l’équipe russe est actuellement en stage. Il a ainsi longuement pu discuter avec Ruud Gullit et a pu trouver un terrain d’entente avec le club. Le Néerlandais lui-même a mis la pression sur ses dirigeants pour faire des efforts afin de convaincre le petit Marocain. Ils l’ont écouté : on se dirige vers un bail de trois ans, avec un salaire faramineux pour Boussoufa : il empochera entre 3 et 3,5 millions par an, soit environ dix millions sur la durée de son contrat, nets d’impôts ! Malin, le joueur avait exigé de recevoir des garanties bancaires. Il les a reçues, via la banque ING.

Il restait alors à Grozny à se mettre d’accord avec Anderlecht. Hier, les clubs ont donc discuté, par le biais d’intermédiaires. “Ces négociations ne sont pas conclues et seront prolongées demain mardi” , faisait savoir Anderlecht par un communiqué. “Mbark Boussoufa est donc toujours un joueur du RSCA.”

Plus pour longtemps : l’écart entre l’offre et la demande s’était nettement réduit hier. Anderlecht demande 12 millions, Grozny est prêt à en payer 11,5. L’entièreté de la somme n’ira pas à Anderlecht, qui en touchera environ dix. Le reste servira à payer les différentes commissions, aux agents et au joueur. Quand il avait prolongé son contrat il y a deux ans, Bouss – qui avait négocié seul – avait en effet obtenu une clause qui prévoit qu’il empochera une partie de la somme de transfert (on parle de plus de 15 %).

Seul un revirement de situation très peu probable pourrait encore empêcher Boussoufa de quitter Anderlecht. Quand tout sera signé, Bouss dira adieu aux joueurs et au staff aujourd’hui puis il quittera le stade Vanden stock. Définitivement.