Leekens peut respirer

Football

Michel Dubois

Publié le - Mis à jour le

Leekens peut respirer
© Photonews

Avant d’aller suivre le début du Mondial, Georges Leekens est parti en vacances, ce matin, le cœur léger.

Avant d’aller se régénérer, au terme d’une campagne réussie, il a renoué avec une tradition délaissée par ses prédécesseurs : par respect pour la presse, il a opéré un débriefing au lendemain d’une rencontre internationale.

Il a promis de ne pas déroger à cette - bonne - habitude.

"Tout ne fut pas parfait contre la Bulgarie, mais nous nous sommes tous quittés, mercredi soir, empreints d’un sentiment positif. Mon Dieu qu’elle a fait du bien, cette victoire ! Dans le vestiaire, la soupape a sauté, libérant la pression qui pesait sur le groupe. Si nous avions perdu, mon travail mental se serait révélé plus ardu et plus intense encore : il y a tellement longtemps que les Diables n’ont plus achevé une campagne sur une victoire !"

Tout réjoui, Georges Leekens clame son plaisir d’être revenu aux commandes de cette équipe nationale en gestation : "Il y a bien deux mètres de différence entre l’immense Lukaku et le petit Hazard. Mais dans le vestiaire, tout le monde est sur pied d’égalité : j’ai rarement vu une telle bande de copains. Je prends un réel plaisir à les diriger."

S’il s’efforcera d’atténuer, en interne, les manquements de cette nouvelle formation, il s’est attaché, dans un premier temps, à souligner les aspects positifs de ce premier match :

"Le groupe est jeune, ambitieux. J’ai la faiblesse de croire qu’il a forgé un esprit d’équipe. J’ai retrouvé une équipe qui se bat et qui veut gagner. Certes, elle manque parfois encore d’équilibre. Il ne m’a pas échappé que nous avons perdu le contrôle de l’entrejeu après vingt bonnes premières minutes. Pour gagner, on doit se ménager la maîtrise du jeu, acquérir une stabilité. Ce ne fut pas toujours le cas. Si les joueurs se sentent bien, ils peuvent réaliser de belles choses."

Georges Leekens se projette déjà dans la prochaine phase qualificative. Comme il a goûté cette victoire contre la Bulgarie, il redevient espiègle et provocateur : "Pendant le Mondial, je m’érigerai en ardent supporter de la Mannschaft. Une bonne prestation de sa part pourrait servir nos intérêts. J’espère même que l’Allemagne remportera la Coupe du Monde en ayant, si possible, payé un léger tribut à la fatalité au point de devoir se priver, contre nous, de l’un ou l’autre élément important. Pas longtemps : quatre mois par exemple. J’encouragerai ensuite ses joueurs à fêter dignement ce prestigieux trophée."

Georges Leekens, bien sûr, plaisantait

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