Le verre était-il à moitié plein ou à moitié vide, pour les Anderlechtois, après le partage obtenu à Sclessin? Les joueurs d'Hugo Broos étaient en tout cas unanimes: ils méritaient la victoire à l'issue du choc. «C'était parfait... jusqu'aux 16 mètres adverses, résume Olivier Deschacht. Niveau engagement, mentalité, physique, organisation, nous avons bien joué, comme Anderlecht doit le faire, mais il nous a manqué quelque chose à la finition. Ce n'est pas encore le meilleur Sporting, sinon, on regagnait Bruxelles avec un 0-3 au marquoir... Mais nous sommes sur la bonne voie.» Quand il évoque le problème de finition, Deschacht pensait probablement à Christian Wilhelmsson, qui a loupé une énorme occasion en fin de match. «Dans la douche, je l'ai mis mille fois au fond, ce ballon, souriait le médian suédois. C'est impardonnable de manquer une pareille possibilité. En tout cas, elle nous aurait rapporté une victoire méritée sur l'ensemble de la rencontre.»

Même son de cloche (de Pâques, évidemment...) du côté de Walter Baseggio, auteur d'une très bonne prestation à Sclessin, bien meilleure que ce qu'il nous avait montré ces dernières semaines. «Contre le Standard, j'ai toujours envie de briller, explique le Clabecquois. Je me sentais bien, j'étais en confiance parce que j'ai touché beaucoup de ballons et que nous avions la maîtrise. J'ai même tenté des changements d'aile du pied droit, ce qui est un bon signe. Mais au-delà de mon cas personnel, j'ai vu un bon Anderlecht, maître de son sujet, qui n'a pas paniqué après le 1-0 et qui, au bout du compte, méritait la victoire vu le nombre d'occasions. On a perdu deux points... On avait bien étudié le jeu du Standard et notre organisation a payé: les Liégeois avaient un homme de plus dans l'entrejeu, mais cela ne s'est pas vu. Le titre? On ne doit regarder que nous-mêmes et pas Bruges. Prochaine mission: confirmer contre Mons, vendredi prochain, sans retomber dans nos travers. Avec la mentalité affichée ce soir, on ne peut plus flancher.»

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