De notre envoyé spécial à Cleveland

La nuit dernière, les Diables Rouges ont posé les pieds à Zaventem. Ils sont fatigués par le long voyage retour de 15 heures, mais également heureux. Le stage s’est bien passé, l’apothéose (2-4) méritait d’être vue.

Les Etats-Unis, 29e équipe au classement Fifa, ont été surclassés par une Belgique déforcée, sans Courtois, Witsel et Eden Hazard. Les 20 premières minutes étaient très bonnes. Le but évitable pris sur corner a freiné l’élan des Diables. La seconde mi-temps était excellente. "J’ai vu 2 % de négatif , analysait Wilmots. Mais j’ai surtout vu une équipe qui veut tout gagner. Moi, j’ai mal au ventre quand je perds, même quand c’est un match amical. Les petites fautes, on doit les éviter. On est perfectionniste."

Que Wilmots ne se tracasse pas : il y avait beaucoup plus de positif. A commencer par le duo Lukaku/Benteke dans un 4-4-2, qui a pesé sur la défense pendant une heure. "Moi, je préfère un 4-3-3, mais c’est bien de savoir qu’on peut se rabattre sur un 4-4-2."

Conclusion : Benteke sera sans doute seul en pointe contre la Serbie.

Autres points positifs : Kevin De Bruyne, une fois de plus extrêmement décisif avec deux assists et un préassist . La magnifique pichenette de Mirallas sur le 0-1. Et les prestations rassurantes de Defour (comme numéro 8) et Fellaini (comme numéro 6). "Je n’ai rien appris de nouveau , souffle Wilmots. Les remplaçants ont montré qu’on pouvait compter sur eux."

Pocognoli a répondu présent; Thorgan Hazard a reçu sa première cape. Dommage que Ciman ait fait un voyage de trois jours pour rien.

Seul point vraiment négatif : la blessure musculaire de Vermaelen. S’était-il forcé les jours précédents pour rattraper son manque de temps de jeu ? S’il est out, Wilmots a le choix : soit garder Vertonghen dans l’axe et Pocognoli à gauche, soit poster Van Buyten (ou Lombaerts) aux côtés de Kompany.

Quid des six premiers jours du stage ? Les deux premiers n’étaient pas exceptionnels (pluie, vent, longs trajets en car, match de base-ball décevant, longues journées à l’hôtel), les quatre derniers ont ramené la bonne humeur. Le soleil, le public à l’entraînement, et les deux visites à New York (dont le moment de recueillement à Ground Zero) ont créé une excellente ambiance au sein du groupe.

La conclusion de Wilmots : "On rentre avec un bon moral en Belgique. Le match contre les Etats-Unis était ce qui nous fallait avant la Serbie. Mais je répète : on est encore loin du Brésil ! Gardons les pieds sur terre ! Ce n’est qu’un match amical qu’on a gagné. Il nous reste quatre finales."