C'est un partenariat qui a agacé les joueurs du Celtic Glasgow, mais Michal Zewlakow n'en a cure: ce mardi soir, aligné au sein d'une défense à trois, le Polonais s'est parfaitement entendu avec Vincent Kompany et Olivier Deschacht, les deux autres arrières anderlechtois chargés, suite à l'exclusion de Glen De Boeck, de colmater les brèches causées par l'absence de celui-ci.

«En ce qui me concerne, avoue alors l'international polonais, ce système ne m'était pas inconnu car nous l'avions utilisé le 7 décembre 2002, face au Club Brugeois, après que Glen De Boeck eut également été expulsé. Cette fois, la sortie de notre capitaine est tombée plus tôt (NdlR: elle survint à la 26e minute, juste après la mi-temps à Bruges)

Kompany, les pieds sur terre

Vincent Kompany demeure les pieds sur terre. Eblouissant d'aisance avant-hier, celui que les plus anciens parmi les habitués du Parc Astrid comparent à... Laurent Verbiest a assumé ses responsabilités avec une maestria peu courante pour un aussi jeune joueur.

«Je me souviens parfaitement de Laurent Verbiest, affirme Hugo Broos. Mais sans faire injure à la mémoire de celui-ci, je n'ai pas peur de dire que Kompany lui est supérieur.» Voilà qui accrédite la thèse de l'intérêt que suscite le Bruxellois partout en Europe.

Deschacht voulait marquer

Olivier Deschacht, 22 ans, s'est aussi très bien tiré d'affaire face au Celtic. «Après ce qui s'était produit tant contre le Bayern que face au Club Brugeois, nous aurions pu douter suite au renvoi de Glen. En évoluant homme contre homme derrière comme nous l'avons fait pendant une heure, nous avons pris un risque calculé: celui qui consistait à ne pas nous fermer le chemin conduisant au rectangle écossais tout en préservant le nôtre inviolé.»

Un choix qui aura été payant pour Anderlecht. L'espoir d'une qualification pour le 2e tour de la Ligue des Champions existe.

© Les Sports 2003