Les (dé)réglages du Standard
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Les (dé)réglages du Standard

Thomas Busiau

Publié le - Mis à jour le

Le Standard a déjà perdu quatre points dans son chaudron de Sclessin mais les deux abandonnés samedi contre Lokeren peuvent faire l’objet de commentaires bien divers selon qu’on les analyse avec optimisme ou pessimisme.

On ne ment pas en soulignant que, lorsqu’il mène 0-2, Lokeren réalise le hold-up parfait. Il n’a eu que deux occasions, à chaque fois en supériorité numérique, et elles ont terminé au fond des filets. Mais en même temps, le Standard est coupable lorsque Ramos commet une approximation et que Witsel reste derrière Persoons sur le 1er but et lorsque Carcela lâche Persoons sur le corner du 2e but ("Je le tenais mais il m’a surpris", admet-il).

Ensuite, il y a les points positifs. Une formidable force de caractère, un revirement de situation éblouissant avec trois buts en 2’41" et un Mehdi Carcela, blessé au mollet (il évoluait sous anti-inflammatoires) et meurtri au dos, qui fait preuve d’une redoutable efficacité en inscrivant deux buts en 56 secondes. C’est mieux que Wesley Sonck en 2008-2009 qui avait inscrit son doublé en 65 secondes dans le derby brugeois.

"Ces trois buts viennent peut-être trop vite. Il y a eu de l’euphorie et la déconcentration accompagne souvent celle-ci", témoigne Luigi Pieroni. Pourtant, dans la foulée, le Standard eut tout le loisir de tuer le suspense notamment via deux ballons obtenus par l’attaquant liégeois. Le premier passa au-dessus du but, le second fut stoppé par Copa.

Sur l’ensemble du match, le Standard s’est créé une dizaine d’occasions franches et ce, avec une équipe encore plus jeune que les semaines précédentes vu le remplacement de Ciman par Opare ("mais la jeunesse ne doit pas nous servir d’excuse", exige Axel Witsel). Mais il a aussi commis quelques erreurs coupables dont le laxisme qui a amené le but de l’égalisation. "Une faute inadmissible à Sclessin. À la 88e, quand on revient de 0-2, on ne peut jamais encaisser ce but", résume Pieroni.

Les Liégeois ont encore indiscutablement besoin de grandir et ce n’est pas forcément le match contre le Real de demain qui les aidera. Lokeren doit lui aussi encore prendre de la bouteille. Copa Boubacar culpabilisait d’avoir relancé le Standard dans le match. Au coup de sifflet final, il s’est effondré en pleurs avant d’être consolé d’abord par Sinan Bolat ensuite par ses équipiers et le staff de Lokeren.

"Je n’ai pas été mauvais dans l’ensemble mais je voulais tant montrer que ma mauvaise dernière saison était oubliée et malheureusement, je commets une faute qui relance le match. Pourquoi est-ce que je tape dans la main de Steven après ce but ? Il a fait preuve de sang-froid. Bravo."

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