Voilà, c’est fait. On connaît désormais les 32 sélections nationales qualifiées pour le Mondial brésilien.

Selon toute vraisemblance et à moins que la Fifa change complètement la donne du tirage au sort (certains prétendent qu’elle est très capable de le faire) prévu le 6 décembre, à 18 heures, dans la cité touristique de Costa do Sauipe, on connaît aussi la composition des quatre "pots" (voir infographie).

1 Les têtes de série et les autres. Le premier groupe comprend les huit têtes de série dont la Belgique fait partie. Le deuxième réunit les huit formations européennes qui ne sont pas têtes de série. Il en manque une, la France, l’équipe du Vieux Continent la moins bien classée au ranking Fifa. Elle fera partie du pot 3, avec les équipes africaines et les deux pays sud-américains non têtes de série. Dans le pot 4, figurent les qualifiés de la zone Concacaf (Etats-Unis, Costa Rica, Honduras et le repêché Mexique) et les "Asiatiques" parmi lesquels… l’Australie.

2 Subtilité. Le tirage sera dirigé en partie. En effet, la France (pot 3) ne pourra pas rencontrer une équipe européenne membre du pot 1. Même chose pour le Chili et l’Equateur qui ne pourront "tirer" le Brésil, la Colombie, l’Argentine ou l’Uruguay, têtes de série également. Pour les Belges, cette "subtilité" a deux conséquences : ils ne rencontreront pas les Coqs au premier tour. Ils ont une "chance" sur deux d’affronter une équipe sud-américaine, et une "chance" sur deux d’affronter une équipe africaine.

3 Le pire ou le meilleur. Etre tête de série garantit aux Diables de ne pas se frotter d’entrée de jeu à des épouvantails comme le Brésil, l’Espagne, l’Allemagne ou l’Argentine. Mais il y a des "clients" dans tous les autres groupes.

Si le tirage au sort tourne au vinaigre, Kompany et compagnie pourraient être opposés à l’Italie, au Chili et au Japon. Si les dieux du stade sont avec la Belgique, on pourrait avoir un groupe réunissant les Diables, la Croatie, l’Algérie et l’Australie ou l’Iran. Wilmots a raison de dire que le fait d’être tête de série ne garantit rien. "Si on se prend les Pays-Bas, le Ghana et le Mexique, je ne vois pas où serait l’avantage d’être membre du pot 1", a-t-il commenté, ajoutant savoir juste "qu’il faut être dans les deux premiers après trois matches" .

Toujours ce bon sens hesbignon. Si quelqu’un comme Guy Luzon en avait lui aussi fait preuve, le Standard, qui avait pris le tirage au sort de l’Europa League d’assez haut, serait sans doute encore européen aujourd’hui.