Les Diables ont hâte de partir pour réaliser l’objectif du pays : les ¼quarts de finale.

Après une préparation de trois (voire quatre pour certains) semaines, les Diables Rouges partent enfin au Brésil. "Ouf, on peut enfin monter dans cet avion" , était le sentiment collectif après le petit 1-0 contre la Tunisie. "Que la Coupe du Monde commence vite" , précisait Jan Vertonghen.

Puisque la Belgique est l’une des dernières nations à entrer en action - le 17 juin à 18 heures, heure belge, contre l’Algérie -, elle est aussi l’une des dernières à prendre la direction du Brésil.

Le dernier match amical - face à la Tunisie ultra-défensive de Georges Leekens - était celui de trop. Le spectacle était pauvre, hormis pendant la pause grêlons apocalyptique de 47 minutes; les occasions de but furent très rares.

Que ce triste 1-0 ne gâche surtout pas la préparation des Diables, qui a été une réussite à tous les niveaux : de bons entraînements, un bon match en Suède, pas de blessés (le coup pris par Lukaku ne devrait pas lui poser trop de problèmes) et un peuple qui n’a jamais été aussi enthousiaste.

Qui sont les grands vainqueurs de la préparation ? Daniel Van Buyten l’a entamée en tant que numéro 2 dans la hiérarchie, mais a dépassé un Thomas Vermaelen en méforme. Dembélé s’est distingué contre la Suède, mais la lutte dans l’entrejeu reste ouverte. En ne jouant pas contre la Tunisie, Witsel et De Bruyne ont montré qu’ils sont indispensables. Sur les ailes, personne n’a vraiment saisi sa chance, même si Eden Hazard (qui a surtout pensé à ne pas se blesser) est incontournable. Lukaku, lui, était l’homme de la préparation, avec quatre buts en deux matches.

L’ambition des Diables est officiellement de "passer le prochain tour et puis de voir match par match" . Tous, ils nous ont fait croire la même chose pendant cette préparation. La vérité est qu’une élimination en huitièmes - même par l’Allemagne ou le Portugal - serait une déception pour ce groupe de champions. Le vrai but, c’est les quarts de finale. Vu leur club (huppé), vu leur valeur, vu leur rage de vaincre, ils ne se contenteront pas d’un prix de consolation.

Plus que sept jours, Messieurs les Diables. Et vous pourrez vraiment mettre le pays à l’honneur.

12 h de vol et une escale à Dakar

Ce mardi matin, les Diables Rouges décolleront à 10 h 45 de l’aéroport de Zaventem avec leur Airbus A330. Le vol vers Sao Paulo durera 12 heures, mais l’avion fera une escale de 40 minutes à Dakar, au Sénégal (entre 16 et 17 heures, heure belge), pour le ravitaillement.

Ce lundi soir, après un jour et demi de congé, les Diables devaient déjà être présents à l’hôtel à Diegem, afin que le trafic du mardi matin ne leur joue pas de sale tour.

Vers 0 h 45, heure belge (19 h 45, heure locale), les Diables atterriront à Sao Paulo. Leur car les y attendra et les amènera à l’Hôtel Paradise Golf and Lake Resort à Mogi das Cruzes. Le trajet durera une heure.

Un léger entraînement est prévu mercredi à 11 heures, heure locale, 18 heures en Belgique.

Afin de réduire les effets du décalage horaire, les Diables devront mettre des bas de contention. Et au petit déjeuner, ils devront porter les fameuses lunettes re-timer, qui agissent contre le décalage horaire. "Je me sens moche avec cela. Mais si on m’y oblige, je les mettrai" , souriait Jan Vertonghen.

La saison passée, les Belges les avaient portées en arrivant aux États-Unis. Et les Allemands ont suivi notre exemple.