Cédric Roussel n'est pas le seul ancien Standardman du noyau montois. Entre 1991 et 1995, Thierry Pister y a également évolué sous les ordres de Haan, Kessler et Vandereycken. C'était à l'époque où il aurait pu être international, mais une sélection avec les espoirs français (une nationalité qu'il tient de son père) l'en avait empêché. "C'est le club qui m'a le plus marqué, lâche-t-il sans hésitation. Là-bas, j'ai connu, en plus de dirigeants extraordinaires, un public merveilleux. Ils n'étaient pas 25 000 comme aujourd'hui, mais toujours entre 12 000 et 16 000, même quand cela allait mal. Je pense avoir été apprécié, mais j'ai travaillé énormément pour cela. La victoire en Coupe face à Charleroi fait partie de mes meilleurs souvenirs, au même titre que la dizaine de rencontres de Coupe d'Europe et qu'une victoire 3-2 face à Genk, alors qu'on était mené 0-2 à la pause. Avec ce public derrière nous, on avait l'impression de courir plus vite que les Limbourgeois. C'est d'ailleurs ce paramètre que je crains le plus."

Après Liverpool, Everton, Courtrai ou Anderlecht, c'est Mons qui a, ce week-end, le privilège d'affronter le champion en titre dans son chaudron. Vous avez dit disproportionné ? "Les statistiques ne sont pas en notre faveur puisqu'on va affronter la meilleure équipe de Belgique alors qu'on a, jusqu'à présent, gagné aucun point à l'extérieur, poursuit Pister. On va tout de même y aller pour gagner, pas comme Roulers qui avait prié pour que son gardien fasse le match de sa vie. C'est trop risqué et d'ailleurs, mon équipe ne sait pas évoluer de cette manière. On n'a rien à perdre, même si on devra venir à bout de trois éléments : le stade, le public et une superbe équipe !"