C'est la crise au Real! Après la défaite en finale de la Coupe du Roi contre Saragosse et l'élimination face à l'AS Monaco en quarts de finale de la Ligue des Champions, l'équipe de Carlos Queiro a subi un nouvel affront de taille en s'inclinant largement (0-3) contre Osasuna, dimanche, lors de la 32e journée de la Liga. La rencontre débutait mal pour les Madrilènes qui encaissaient dès la première minute de jeu sur une action du Brésilien, Valdo, prêté en 2002 et puis vendu en 2003 à Osasuna par... le Real Madrid. Ce but provoquait déjà les sifflets des supporters. C'était loin d'être terminé... À la 43e, après une bévue de Iker Casillas, Pablo Garcia doublait la mise d'un lob qui sonnait le début d'un mouvement de grogne dans le stade. Les sifflets et huées se multipliaient, les supporters insultant les joueurs mais aussi le président Florentino Perez. Enfin, en seconde période, la déroute du Real était totale avec un but, à l'heure de jeu, de Moha servi par Valdo, ovationné par les spectateurs!

Suite à ce premier revers de la saison au Santiago Bernabeu, le champion en titre perd sa place de leader au profit de Valence qui compte désormais deux longueurs d'avance mais aussi et surtout un programme nettement plus facile lors de ces trois prochaines journées de compétition. Alors que Valence rencontrera le Real Sociedad (12e), l'Athletic Bilbao (6e) et le Betis Séville (11e), le Real aura en effet la lourde tâche d'affronter l'Atletico Madrid (7e), Barcelone (4e) et La Corogne (3e).

Ronaldo sur la touche

La participation de Ronaldo à ces trois rencontres est par ailleurs fortement compromise puisque l'attaquant brésilien fut remplacé dès la 27e minute contre Osasuna en raison d'une déchirure à la cuisse gauche, celle-là même qui l'a tenu éloigné des terrains durant quinze jours début mars.

En clair, les Madrilènes ne sont pas en position de force au moment d'aborder la dernière ligne droite du championnat. La pression se fait ressentir alors que la possibilité d'achever la saison sans le moindre trophée devient réelle. Une situation qui n'est logiquement pas du goût des supporters qui n'hésitent pas à mettre en cause la politique de Florentino Perez qui consiste à ne recruter que des stars offensives (Figo, Zidane, Ronaldo, Beckham) pour les faire jouer avec des jeunes du centre de formation. Le président du Real, dont le mandat expire cette année et qui a déclaré hier qu'il pourrait... partir, n'a jamais cru bon d'engager un défenseur d'envergure afin de stabiliser une arrière-garde trop peu sécurisante depuis plusieurs saisons. À tort?

Ajoutez-y les rumeurs d'adultère(s) de Beckham, et vous comprendrez que l'ambiance est électrique à Madrid...

© Les Sports 2004