En qualifications, la Grèce s'était montrée très offensive. Hier, le tenant du titre a repris ses vieilles habitudes portugaises... en développant encore moins de jeu ! Sauf que cette fois, la prudence n'a pas payé car la Suède est parvenue à trouver la solution à l'équation hellène.

Les premières minutes de la rencontre, rythmées, étaient en fait un trompe-l'oeil : rapidement, les supporters neutres avaient compris qu'ils allaient... s'ennuyer. Entre deux équipes très organisées, le combat était surtout tactique et le match très fermé. La Suède avait malgré tout de bonnes intentions, réduites à néant par la défense grecque : composée de cinq hommes, elle resta longtemps imperméable. Rehhagel avait même collé un chien de garde au marquage individuel sur Ibrahimovic.

Le plus triste, ce fut la manière avec laquelle les Grecs ont souvent fait circuler le ballon entre leurs défenseurs, en n'affichant absolument aucune volonté de construire le jeu ou d'aller de l'avant. Et tout cela dès la première mi-temps ! Le public du stade Wals-Siezenheim n'hésita pas à manifester son mécontentement en sifflant les Hellènes pour leur attentisme...

Les "Vikings" , déterminés, y sont allés de plusieurs coups de boutoir pour tenter de faire tomber le béton armé grec. Ibrahimovic fut le principal artisan de cette démolition. Il tenta d'abord une reprise de la tête qui passa de peu au-dessus en première mi-temps. Il finit par trouver la faille en seconde période : après un relais avec l'inoxydable Larsson, le joueur de l'Inter décocha une frappe dont il a le secret et qui laissa Nikopolidis impuissant. Une véritable délivrance pour la Suède et surtout pour le grand Zlatan, qui n'avait plus marqué en équipe nationale depuis bientôt trois ans !

Petter Hansson enfonça le clou en inscrivant un deuxième but après une phase très confuse, scellant le succès scandinave. Les demi-dieux grecs sont de retour sur terre.