Depuis le début de la saison, Jonathan Walasiak n'a guère eu l'occasion d'exprimer la plénitude de ses moyens. Il faut bien avouer que le médian montois ne fut guère épargné par les blessures qui l'éloignèrent des pelouses pendant plusieurs semaines. A tel point que le jeune international fut contraint de s'asseoir sur le banc des réservistes à plusieurs reprises.

«Tout cela m'a effectivement quelque peu freiné dans ma progression, avoue le Montois. Cette situation n'était guère agréable à vivre mais je me devais de passer au-dessus de ces événements et d'affronter tous ces problèmes de face. La vie n'est pas toujours rose...»

A l'instar de la plupart de ses partenaires, Jonathan Walasiak semble, en effet, traîner quelque peu sa tristesse sur le terrain. Le médian n'a été que trop rarement le joueur insouciant qui n'hésitait pas à évoluer face au but et à perforer les défenses adverses. L'origine de cette baisse de régime ne peut être expliquée par le simple fait de blessures à répétition. L'arrivée de Sergio Conceiço sur le flanc droit obligea aussi l'équipe à retrouver un nouvel équilibre. L'arrivée de Milan Rapaic pourrait pousser l'entraîneur liégeois à installer Sergio Conceiço en pointe comme il l'avait déjà fait lors du déplacement européen à Bochum. «Le plus important sera de trouver un bon équilibre. C'est un travail de longue haleine à réaliser en semaine à l'entraînement.». Dans un tel cas de figure, Jonathan Walasiak pourrait, à nouveau, arpenter un flanc droit qui lui était naguère dévolu. Reste à savoir si ce joueur réussira à faire abstraction de la pression qui risque de peser de plus en plus, sur ses épaules: «Je dois essayer de prouver que ma sensibilité ne me joue pas de vilains tours. Je dois me libérer et ne plus me poser trente-six mille questions quand je rate l'un ou l'autre geste. Bien souvent, je veux trop bien faire et c'est tout l'inverse qui se produit. Je m'interroge trop. Il est vrai que je ne parviens pas encore à faire totalement abstraction des critiques. C'est sur cet aspect que je devrais encore progresser. Je me sens aidé par José Riga, notamment, qui discute très souvent avec moi. Je bénéficie aussi de l'expérience de certains partenaires comme Léonard, Deflandre, Drago ou Vandooren...»

D'autant que le médian du Standard s'est de plus en plus éloigné de l'équipe nationale... «J'y pense, bien évidemment, toujours. Mais une éventuelle sélection passe par de bonnes prestations avec mon club. Et il faut bien avouer que pour le moment, je ne suis pas en mesure de revendiquer quoi que ce soit...»

© Les Sports 2004