Comme dans tous les stades du pays, on ne parlait que de ça samedi dernier à Sclessin : l’absence des supporters. D’ordinaire, il est de coutume d’entendre la T3 et la T4 se répondre plutôt que de distinguer le bruit de moteur du bus qui passe derrière le stade en plein match.

Cette absence du 12e homme a évidemment des répercussions psychologiques, comme le confirmaient les joueurs. "On doit s’habituer à ne plus les avoir derrière nous durant un certain temps. On doit les rendre heureux à distance", lançait Samuel Bastien.

Tout comme les joueurs, les finances du club ressentent cette absence des fans. Pour rappel, l’arrêt de la compétition et la non-tenue des PO1 de la saison dernière ont provoqué un manque à gagner estimé entre 4 et 5 millions d’euros.

"Les deux secteurs les plus touchés en Belgique étaient l’Horeca et l’événementiel. Un club de football englobe ces deux dimensions et nous avons continué à payer nos joueurs, au contraire des théâtres, qui n’ont plus rémunéré leurs acteurs durant cette période", précisait, en juin, le CEO du club, Alexandre Grosjean.

Samedi dernier, l’absence du public a également eu un coût estimé entre 300 000 et 400 000 euros. Au Standard, on confirme que ces chiffres seront bien plus importants si, d’aventure, le huis clos venait à être généralisé cette saison. Un match prévu hors période de vacances face à un membre du G5 pourrait, par exemple, faire doubler le manque à gagner.