20 h 24, samedi soir au Parc Astrid. La frappe de Lucas Biglia part comme un coup de canon, laissant Chabbert sans réaction. C’est le tournant du match : après ce superbe but, Anderlecht se contentera de gérer la partie. Meilleur Anderlechtois sur la pelouse, Lucas Biglia a donc inscrit son cinquième but sous la vareuse mauve. " Et c’est de loin mon plus beau pour Anderlecht, souriait-il. Mais j’avais déjà mis un but encore plus beau en D2 Argentine : ma frappe était passée juste entre deux joueurs Ici, après avoir décoché mon tir, le ballon a vite pris de la hauteur et je l’ai même vu au-dessus de la latte. Heureusement, il a fait un drôle de mouvement et il est retombé subitement En plein dans le but ."

Une fois encore, le médian argentin a prouvé qu’il avait des qualités offensives, ce dont certains avaient douté avant cette saison. Mais le joueur est conscient que le rôle plus défensif dans lequel il était cantonné auparavant ne lui avait pas permis d’exprimer la pleine mesure de son talent devant le but. "J’ai souvent entendu cette critique. Mais j’avais un rôle très défensif ! Maintenant, j’ai plus de responsabilités offensives. Je ne dis pas que je marquerai dix buts comme Guillaume (NdlR : Gillet) : la saison dernière, il évoluait plus haut que moi aujourd’hui. Mais au fil des matches, je vais retrouver mes sensations et je serai porté vers le but."

Enthousiaste et convaincant samedi, Lucas Biglia ne lâche pas son rêve : disputer la Coupe du Monde avec l’Argentine l’été prochain. "Personne ne pourra m’empêcher d’entretenir cette illusion. Bien sûr, Maradona a deux grands joueurs à ma position, mais on ne m’enlèvera jamais mon rêve. Et si je n’en suis pas, je serai le premier supporter des "Albiceleste". Je n’ai pas apprécié les critiques au sujet de l’équipe et de Maradona. Bien sûr, je ne peux cautionner sa réaction mais je la comprends. Certaines personnes qui l’ont attaqué feraient mieux de la fermer "

Tenir tête face à la critique, chacun à sa manière : "El Pibe de Oro" et "El Principito" ont au moins une chose en commun. Loin du rêve, il y a la réalité européenne pour Biglia et ses équipiers, avec un déplacement délicat à Timisoara. "Comme nous menions, nous avons pu épargner notre énergie en seconde période, reconnaît l’Anderlechtois. C’était le scénario idéal."

En quittant le stade et en apprenant la défaite du Standard, l’Argentin y alla d’une petite pique. "Le Standard ne m’intéresse pas. Pour l’instant, notre rival, c’est Bruges "