Alors que Zulte réalise une saison presque parfaite et que le club flandrien peut encore rêver du titre, l'ambiance dans le vestiaire n'est plus au beau fixe. La déconvenue à domicile face à Genk vendredi passé n'a rien arrangé. Et les tensions palpables entre Leye et Berrier, deux fers de lance de l'équipe de Dury, rajoutent encore un peu plus d'huile sur le feu.

Le comportement de Leye s'explique

On dit bien qu'il "s'explique", et non qu'il se justifie ! Car la petite baffe de Leye, joueur pourtant apprécié de notre compétition, n'a rien à faire sur un terrain de football.

L'attaquant de Zulte a giflé son partenaire Franck Berrier juste après avoir manqué la conversion d'un penalty vendredi soir, alors que Genk menait déjà largement au score.

On comprend désormais pourquoi... L'émission "De Kleedkamer" (Sporting Telenet) a diffusé les images vidéo juste avant le "shoot" du penalty. On peut y voir Berrier venir provoquer son partenaire qui place le ballon sur le point blanc du grand rectangle. Visiblement les deux joueurs voulaient absolument frapper et Berrier n'a pas apprécié que Leye prenne ses responsabilités. Du coup, le joueur français a déplacé légèrement la balle, obligeant Leye à la repositionner. Vous connaissez la suite...

Des relations tendues qui ne datent pas d'hier...

Voici 3 semaines, lors de la victoire 3-4 à Bruges, Berrier était le seul joueur de Zulte à ne pas être venu féliciter Mbaye Leye, auteur ce soir-là d'un splendide triplé. Le malaise était déjà bien présent. Mais il remonte en fait à bien plus longtemps que cela !

Selon Het Laatste Nieeuws, les deux joueurs ne s'adressent plus la parole depuis des mois. Et le vestiaire est divisé. Delaplace et Bruzzese sont du côté de Berrier ; De Fauw et D'Haene soutiennent Leye. Les autres essaient de rester plus neutres.

Déjà à l'époque du Standard, Leye et Berrier n'étaient pas les meilleurs amis. Dury le savait en les faisant venir à Zulte. Mais le coach de Waregem espérait que les deux joueurs se comporteraient comme des professionnels. En vain...

Toujours est-il que l'agent Francky (Dury, entendez bien) a dû intervenir samedi, au lendemain de la déroute face à Genk. Il a pris les deux "trouble-fêtes" individuellement pour leur demander de "rester tranquilles pendant trois semaines encore et de ne pas impliquer le groupe dans leur histoire."

On attend de voir si les deux intéressés respecteront la consigne...