Il ne faut pas lui faire la leçon. Il l'a, d'ailleurs, déjà faite à ses joueurs. Martin O'Neill, le coach du Celtic, sait qu'il ne possède plus de marge d'erreur, depuis la défaite, il y a deux semaines, à Anderlecht, s'il souhaite qualifier son équipe pour les huitièmes de finale de la Ligue des Champions.

«Il nous faudra sans doute comptabiliser dix points si nous désirons être certains d'atteindre la deuxième phase de la compétition, expliqua-t-il. La dernière fois, nous en avions obtenu neuf et cela n'avait pas suffi, même s'il est déjà arrivé que certaines équipes progressent avec huit seulement. J'estime que nous avons déjà galvaudé deux occasions à Munich et à Bruxelles. Nous aurons une troisième opportunité à Lyon mais, avant cela, il faudra commencer par battre Anderlecht.»

Le coach nord-irlandais du club catholique de Glasgow ne pouvait masquer son désappointement à la suite du revers subi au stade Constant Vanden Stock. Il est vrai qu'ayant pu évoluer en supériorité numérique pendant plus d'une heure, suite à l'exclusion de Glen De Boeck, le Celtic avait toutes les cartes en mains pour décrocher un bon résultat.

«Ce qui fut surtout décevant, c'est qu'en jouant mal, nous nous sommes encore créé plus d'occasions de but que lors de notre déplacement au Bayern, analysa-t-il. Celle dont a bénéficié Stanislav Varga en début de seconde période aurait dû être concrétisée mais elle ne le fut pas. Et en football, seuls les buts comptent. Il n'empêche, il faut pouvoir reconnaître les mérites de l'adversaire. Anderlecht a prouvé qu'elle est une excellente équipe. Ce n'est pas pour rien qu'elle a battu Manchester United il y a deux ans. Le fait de s'être retrouvé à dix a eu pour effet de galvaniser les joueurs et ils se sont battus comme des lions.»

Le Celtic s'est, en tout cas, bien repris depuis cette mauvaise histoire belge, en balayant Aberdeen et Kilmarnock en championnat. Martin O'Neill, cela dit, ne prend plus rien pour argent comptant et est ainsi le premier à dire que la tâche qui attend son équipe ce soir contre le Sporting ne s'assimilera pas à une partie de plaisir.

«J'ai toujours dit que ce groupe serait très serré. Et les gens qui ont sous-estimé Anderlecht se sont mis le doigt dans l'oeil. Les matches de Ligue des Champions sont très durs. Le fait que nous ne comptions que deux points de retard sur le Bayern signifie, certes, que nous avons encore autant de chances que nos trois adversaires de nous qualifier. Il faudra un petit brin de chance. Il nous reste deux matches à domicile, ce qui représente un avantage, mais cela ne passera pas sans une victoire ce mercredi...»

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