Quiconque sent couler dans ses veines du sang rouche recense pour cet exercice deux matches références. Celui contre Bruges à Sclessin, celui d'Anderlecht en déplacement. Jonathan Walasiak ne déroge pas à la règle, lui qui à l'aller avait permis aux siens de reprendre leurs distances. Le flanc droit avait à l'époque déclaré: «Ce but m'a libéré d'un poids. Parce que j'ai mal joué en 1re mi-temps. En plus, il a coupé bras et jambes aux Bruxellois.»

Une confiance que le médian avait accrue grâce à cette réalisation. «Marquer dans un tel match apporte simplement un grand bonheur, il n'y a rien d'autre à y ajouter.» Ce résultat humiliant pour les Mauves a apporté foi, aplomb et sécurité aux Liégeois, qui, à l'aube du retour, doit se teinter d'une dose de méfiance. «Nous avons toujours en nous cette même confiance qu'il y a cinq mois, d'autant que nous sortons d'une victoire convaincante à Beveren. Dans l'optique d'une préparation adéquate et idéale du sommet, elle était absolument nécessaire, clame le numéro 15 du bord de Meuse. Néanmoins, nous afficherons un brin de prudence face à nos adversaires, qui auront, c'est certain, à coeur de laver l'affront que nous leur avions infligé sur leurs terres.»

Pour en revenir aux deux démonstrations principautaires face aux ogres de la compétition, ils avaient à chaque fois réussi à exercer un pressing haut et perturbateur. «Bien débuter les débats et reproduire cette pression dans le camp adverse sont deux clés de l'orientation du match. Anderlecht veut toujours produire du jeu, pas le casser. Dès lors, je ne vois pas pourquoi ils agiraient autrement ce soir. S'ils jouent, s'ils sortent, tant mieux. Puis, à nous de confirmer que croiser de telles formations nous convient et nous réussit », ponctue Jonathan Walasiak.

Le pressing, la clé du duel?

Les qualités techniques (Moreira, Mumlek, Curbelo) font partie de la panoplie du matricule 16. Elles ne constitueront pourtant pas la recette du succès. «Nous devrons faire preuve d'une grande solidité mentale, d'une rage de vaincre au-delà de la moyenne, préconise Dominique D'Onofrio. Se sublimer, occuper tous les mètres carrés du terrain à la perfection... Surtout ne pas calculer. Comme lors de notre visite à Bruxelles, le collectif doit ressortir. Cependant, pour ce classique match de gala, nous sommes bel et bien conscients d'une donnée essentielle: ce soir, nous défierons le futur champion. Nous pourrions être les seuls, en cas de victoire, à les battre à deux reprises sur la saison!» Un succès que le coach liégeois n'est pas pressé de voir se dessiner. «L'organisation, la gestion et surtout la patience seront autant de critères qui entreront en ligne de compte. Nous ne foncerons pas tête baissée dans la gueule du loup.»

Le seul fait important en soi sera l'obtention des trois points.

LES ÉQUIPES

Standard: Carini, Turaci, Enakarhire, Dragutinovic, Vandooren, Bisconti, Curbelo, Mutavdzic, Mumlek, Walasiak, Moreira, Mpenza.

Dominique D'Onofrio devra composer sans les services de Bangoura et de Sorondo. Par contre, Carini (poignet) suivait encore des soins hier et sera opérationnel. Le coach liégeois préconisera un système offensif en triangle renversé avec Mpenza en pointe, soutenu par Walasiak et Moreira. La seule incertitude concerne le flanc gauche. Le coup de patte de Mumlek ou l'esprit plus combatif de Mutavdzic?

Anderlecht: Peersman, Kompany, Tihinen, Deschacht, Vanden Borre, Hasi, Baseggio, Seol, Wilhelmsson, Aruna, Iachtchouk.

Vanden Borre devrait relayer Zewlakow à l'arrière droit tandis que Seol remplacera Kolar à gauche. Pour le Coréen, il s'agira de la première titularisation depuis le match à Beveren, il y a deux mois. Pour le reste, le noyau est inchangé.

Arbitre: M. Verbist

(20h30, direct Canal +).

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