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Football

Les «Rouches» victimes de l'arbitrage?

F.deB.

Publié le - Mis à jour le

Dominique D'Onofrio n'a pas pour coutume de critiquer le corps arbitral. Jamais encore avant le partage concédé par ses joueurs, il n'avait pointé un doigt accusateur sur les directeurs de jeu. Mais, cette fois, c'en est trop.

«Quand j'ai parlé d'un arbitrage à deux vitesses, je souhaitais souligner la différence qu'il y avait entre les autres équipes et le Standard», ajouta-t-il hier à l'issue de l'entraînement matinal. «Il n'est donc ici pas question de favoriser l'une ou l'autre équipe mais plutôt du fait que les arbitres nous défavorisent systématiquement. Le corps arbitral devrait être plus juste avec le Standard. Tout le stade a vu la faute d'Euvrard sur Moreira dans le rectangle sauf l'arbitre.»

Présent dans les vestiaires, Michel Preud'homme pousse le constat encore un peu plus loin.

«Quand on voit ce que Walter Baseggio a pu se permettre sur le terrain et, plus particulièrement, sur le but du Sporting face à nous quand il commet une faute sur Walasiak, il ne faut plus s'étonner de rien, remarque le directeur sportif. Et que dire du tacle de Dindane sur Bisconti? Pour la même action, notre joueur aurait été exclu. Là, rien.»

Mais le Standard ne doit-il pas s'en prendre à lui-même? Dimanche, face à Heusden-Zolder, aucun Standardman ne fut sanctionné. Un constat d'autant plus incroyable quand on sait que les Liégeois furent menés à la marque...

Trop gentils

«Notre équipe n'est pas assez méchante, regrette Dominique D'Onofrio. C'est une formation gentille qui a tendance à subir les événements. Et quand l'arbitre s'en mêle, elle est encore plus fragile. Or, face à cette injustice, nous devrions puiser une force supplémentaire.» Michel Preud'homme cite quelques exemples pour étayer les dires de son entraîneur. «Chaque joueur qui est passé par ici se demande pourquoi les arbitres s'acharnent tellement sur le Standard, poursuit-il. Nous avions pris le parti de ne plus nous en plaindre mais cela ne sert à rien. Contre Westerlo, il y a un penalty flagrant sur Bangoura qui n'a pas été accordé. Au Cercle, Jbari donne un coup de coude volontaire à Dragutinovic qui aurait dû lui valoir une exclusion. Par la suite, il tend le bras pour empêcher le ballon de passer mais, comme il avait déjà été averti, l'arbitre ne l'a pas sanctionné. Et quand on sait que ce joueur fut à la base du 2e but de son équipe...» D'Onofrio cite encore l'Italie en exemple: «Là-bas, une émission intitulée «Le Procès du Lundi» permet aux journalistes, aux joueurs et aux entraîneursde décortiquer toutes les phases de jeu. Après avoir annulé un but parfaitement valable de la Lazio contre l'AC Milan, un juge de ligne a, récemment, été mis à pied pour plusieurs mois.»

© Les Sports 2003

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