ENTRETIEN

La nuit de jeudi à vendredi de Gilbert Bodart fut courte, ou longue, il ne sait plus très bien. L'entraîneur de l'équipe d'Ostende, qui vient de remporter le tour final de D 2, a tout de même émergé des brumes de la mer du Nord pour analyser lucidement la montée d'un club qui était encore en division 3 il y a une saison et qui a dû sa promotion au fait que Berchem, le champion régulier, n'avait pas obtenu sa licence.

La buvette d'Ostende n'a fermé ses portes qu'à 7heures du matin. Une de vos plus belles fêtes?

C'est toujours comme ça à Ostende, après n'importe quelle victoire. Mais cette fête avait quelque chose de spécial, bien sûr. Quand j'ai repris l'équipe en main, on m'avait fixé un objectif: maintenir le club en prenant entre 32 et 35 points. C'est fantastique, ce qui nous arrive.

Maintenant, il va s'agir de construire une équipe pour éviter qu'Ostende ne rejoigne prématurément la D 2.

J'ai la chance d'avoir des dirigeants qui me laissent une énorme latitude. A aucun moment, je n'ai senti une quelconque pression venant du comité. Même lorsque nous perdions, il n'y avait aucun stress. M. Sleuyter, le principal sponsor et le grand monsieur du club, m'a traité de fou quand je lui ai dit en début de saison que j'avais bâti une équipe susceptible de disputer le tour final. Il est le premier réjoui de notre promotion. Il m'a déjà dit qu'il consentirait un effort financier pour que nous vivions, en D 1, une saison comme celle de Saint-Trond ou de Lokeren.

L'objectif prioritaire du club sera donc de vivre une saison tranquille pour son 2e retour en D 1.

Quand nous avons accédé, un peu par hasard, à la D 2 et que j'ai repris l'équipe, j'ai décidé de garder l'ossature de la D 3. Il en sera de même cette saison-ci. Mon noyau, qui est de 15 ou 16 joueurs, devra s'élargir à 22 noms. Je vais garder l'épine dorsale avec Crv, Ramcic et Lauwers. Okon va certainement rester. Il va par contre être très difficile de conserver Makhloufi. C'est du reste incroyable de voir qu'un tel joueur est toujours en D 2.

L'objectif de Gibert Bodart quand il a décidé d'être entraîneur était-il d'arriver en D 1?

C'est l'objectif de chaque coach mais je ne voulais pas commencer trop vite mon apprentissage. Je voulais y aller naturellement. Visé m'a fait franchir un palier. C'est en prenant cette équipe en main que j'ai pu réussir à Ostende. Les joueurs visétois, qui m'ont pratiquement tous téléphoné après le match de jeudi, m'ont donné confiance en moi, m'ont apporté l'assurance que je savais gérer un groupe. C'est grâce à eux si Ostende est maintenant en D 1. Visé aussi aurait pu atteindre ce niveau si on m'avait laissé faire.

Vous êtes un entraîneur très proche de votre groupe.

Il n'existe pas plus proche que moi. Je sais quand mes joueurs vont dormir, quand ils vont acheter du pain. Bien sûr, ils savent que j'ai des décisions à prendre mais ils ne s'y sont jamais opposés. Tous les joueurs sont passés par le banc de touche et aucun n'a malgré cela maugréé. Pour eux, le groupe prime. Ils savent très bien que je dois trancher. Il n'y a jamais eu de problème cette saison. A part cette dernière semaine. Je veux qu'on soit honnête avec moi. Sans quoi je peux être très méchant.

© Les Sports 2004





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