Les Gunners et les Napolitains y ont cru pendant une mi-temps mais les favoris ont relevé la tête pour s'imposer, tous les deux, nettement.

Naples-Real (1-3, cumulé 2-6)

Comme à l'aller à Madrid, Dries Mertens a ouvert la marque pour Naples (24e, 0-1) avant que le Real Madrid ne s'impose sur le même score qu'à Santiago Bernabeu (1-3).

Pour conserver l'avantage acquis à domicile (3-1), le Real comptait sur le retour de Cristiano Ronaldo, qui avait été ménagé en championnat. Aligné pour la 11e fois seulement de la saison, le fameux trio "BBC" a rapidement obligé Pepe Reina à capter le ballon suite à une remise commune de Karim Benzema et Ronaldo (12e). Marek Hamsik avait été à la base de cette action madrilène en lançant involontairement Benzema. Mais le Slovaque a vite réglé la mire: il trouvé Mertens côté gauche de la surface. Après avoir contrôlé le ballon, le Diable rouge a inscrit son 23e goal de la saison (24e, 1-0).

Pleins d'énergie, les Napolitains ont gêné le Real, qui s'est contenté d'apporter le danger sur des contres. Lancé dans l'axe par Benzema, Ronaldo a trouvé la base du montant (23e). Les Italiens ont réagi mais le poteau a renvoyé une frappe croisée de Mertens (37e) et Jesus Navas a repoussé une tentative de Hamsik (41e).

Quand il est en difficulté, le Real compte sur les coups de tête de Sergio Ramos. Le capitaine madrilène a directement confirmé sa réputation sur un corner tiré par Toni Kroos (52e, 1-1) avant de délivrer une photocopie détournée par Mertens (57e, 1-2). Le Real avait son septième quart de finale d'affilée en poche. Monté au jeu à la place de Benzema (77e), Alvaro Morata a permis aux Merengues de réussir le même score qu'à l'aller (90e+1, 1-3).

Arsenal-Bayern (1-5, cumulé 2-10)

Pas de miracle: le Bayern Munich a bien éliminé Arsenal en huitième de finale de Ligue des champions en humiliant à nouveau la troupe d'Arsène Wenger mardi soir à Londres (5-1), comme à l'aller (5-1).

Ils ont pourtant essayé, au moins pendant une période... Mais le Bayern était trop fort et Arsenal a encaissé sa pire défaite à l'Emirates Stadium. Et voilà le club londonien qui se dirige penaud vers une nouvelle saison sans titre majeur, voire vers une nouvelle saison sans titre tout court si Arsenal ne remporte pas la Coupe d'Angleterre au printemps.

Mais surtout, le club anglais, qui échoue à passer le cap des huitièmes pour une septième fois d'affilée, y va dans une ambiance chaotique de fin de règne. Car ce nouveau naufrage et les difficultés en championnat ont peut-être signé la fin de l'ère Wenger, présent depuis près de 21 ans au club, en fin de contrat à la fin de la saison.

En attendant la décision de l'Alsacien et/ou des dirigeants de prolonger ou pas, la révolte gronde dans les tribunes.

Avant le match, un petit groupe de supporters s'étaient réunis pour demander bruyamment le départ du manager. "Assez, c'est assez" ou "Pas de nouveau contrat" pouvait-on lire sur les pancartes. Des autocollants "Wenger Out" avaient aussi fleuri aux abords de l'Emirates Stadium. Si l'on en croit les sifflets, ils seront peu-être plus nombreux à rejoindre la cohorte dans les jours à venir.

Munich imperturbable

Les dernières semaines ont été un crève-coeur pour le technicien français (67 ans), après trois défaites lors des quatre dernières journées de Premier League, les "Gunners" sont bien trop loin de Chelsea pour espérer aller chercher le sacre. Ils sont sortis des places qualificatives pour la C1, eux qui visent une 19e participation consécutive la saison prochaine.

Pour ne rien arranger, Alexis Sanchez, sur le banc lors de la défaite à Liverpool samedi (3-1), et l'entraîneur semblent en froid, après des rumeurs d'altercation entre coéquipiers la semaine dernière. Ca tombe mal, le Chilien, en fin de contrat la saison prochaine, est peut-être le seul à montrer cette rage de vaincre qui manque tant aux Gunners selon l'ensemble de la presse anglaise.

La déroute 5-1 de l'Allianz Arena laissait peu de place aux atermoiements. Arsenal devait attaquer et espérer installer le doute dans les têtes bavaroises. Raté.

Le Bayern, qui reste sur cinq participations de suite au dernier carré, n'est pas tombé dans l'écueil en offrant un match fou aux "Gunners".

Carton rouge

Après un premier quart d'heure à l'avantage du Bayern, l'espoir a pris corps grâce à Walcott. Après avoir fait semblant de jouer le une-deux avec Giroud, titularisé de dernière minute après la blessure de Welbeck à l'échauffement, l'Anglais s'enfonçait sur la droite de la surface avant de placer une frappe lourde dans le haut du filet (1-0, 20).

Si le reste de la période a été à l'avantage des Londoniens, ils n'ont jamais pu faire vraiment douter les Bavarois, sûrs d'eux.

Et puis, au retour des vestiaires, Koscielny a bousculé Lewandowski. Penalty et carton jaune pour le défenseur. Puis protestation et carton rouge pour le capitaine français des Gunners.

Le Polonais n'a pas manqué sa chance de tuer les espoirs d'Arsenal (1-1, 55), avec son trentième but en 35 matches cette saison.

Le reste n'avait plus vraiment de sens. Robben (68), Douglas Costa (78) et Vidal par deux fois (80, 85) y sont allés de leur but, devant un Emirates Stadium dépité.

Les Gunners voulaient prouver qu'ils pouvaient être des guerriers et lutter jusqu'au bout pour leurs supporters. Mardi soir, comme à l'aller, ils ont seulement montré qu'ils pouvaient capituler.

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