COMMENTAIRE

Il ne faut pas se leurrer: derrière les propos, aujourd'hui mesurés, du mentor de Lokeren, c'est bel et bien une scission totale qui se profile au niveau de l'élite de notre football si l'on accède aux desiderata flamands.

Le plan Peeters, du nom du président de l'Union encore belge, n'a même pas connu son premier débat - c'est prévu pour le 16 mars - que déjà il est battu en brèche.

Il prévoyait une élite unitaire en divisions 1 et 2 puis une séparation à partir de la D 3 en deux ligues, une au Nord et l'autre au Sud. Une scission davantage entre pros et amateurs qu'entre Flamands et francophones.

Insuffisant pour ceux qui confondent sports et politique au nom de bien hypothétiques subsides qui attendraient, sagement tapis dans une quelconque manne céleste . Pour ceux-là, les Flamands doivent rester entre eux. Comme en circuit fermé.

Là où l'on comprend déjà moins, c'est quand Roger Lambrecht prétend parler au nom des 12 clubs flamands de D 1. Une note dans ce sens a en effet été envoyée à l'Union belge et au ministre Anciaux mais un Antoine Van Hove, le poids lourd du Club Brugeois, dit qu'il n'a donné aucun mandat et des joueurs flamands - comme un Marc Degryse - crient à l'erreur. Tout cela fait un peu désordre et ne mènera à rien.

L'Union belge de football est, avec la fédération de hockey et celle de boxe anglaise, la seule à ne pas être `adaptée aux structures de notre pays´.

Elle le sera un jour, c'est inéluctable. Mais ce sera dans la concertation.

Pas en cédant à des coups de force qui ressemblent à des fantasmes.

© La Libre Belgique 2002