Champion en surclassement de la D2 la saison dernière, Lommel a choisi la voie de la continuité. Une solution qui, espèrent les Limbourgeois, leur permettra de prendre rapidement le rythme de l'élite qu'ils n'avaient quittée que l'espace d'une saison.

Quand il a remplacé au pied levé Jos Daerden, Harm Van Veldhoven a eu besoin d'un certain temps d'adaptation avant de trouver le bon rythme. Trop long pour sauver l'équipe mais un écolage suffisant pour mener une saison presque parfaite à l'étage inférieur.

Tout a tellement bien marché qu'on a décide de ne pas changer une équipe qui gagne. En se disant que les parents pauvres de l'élite étaient en sursis et que l'écart entre les deux divisions n'était donc pas si importants.

Il y a quand même eu des renforts en Campine : Carl Hoefkens, grand espoir qui se lassait au Lierse, devra renforcer l'axe central de la défense tandis que Pedrag Filipovic devra être aussi virevoltant sur le flanc gauche qu'il l'était à Alost.

Quand on regarde le noyau Lommelois, on se rend aussi compte que peu de joueurs sont des novices de la D1. Cette expérience sera bien entendu très importante, surtout dans les premières semaines ou dans les moments difficiles. Reste à reprendre l'habitude de ne pas réussir un bon résultat toutes les semaines.

On a aussi hâte de voir à l'oeuvre le duo Culek-Baranyos, qui régit le milieu de terrain, de retrouver Dieter Dekelver avec deux ans de plus et de découvrir Ibrahim Tankary au plus haut niveau. S'il fait autant de misères aux défenses de l'élite qu'à celles de D2 l'an dernier, il deviendra un cauchemar pour beaucoup de joueurs.

Pour se maintenir, Lommel mise donc sur la continuité. On peut aussi dire que l'équipe ne semble guère plus forte que celle qui a basculé il y a deux ans. En outre, le noyau n'est pas des plus riches.

Le début de saison devrait être des plus importants. Et il sera important de continuer sur l'élan de l'an dernier afin d'assurer un viatique de points menant sur le chemin du maintien.