L’épilogue de l’affaire Biglia ne sera pas pour demain. Mais au milieu des rumeurs relancées à tour de bras par l’agent du joueur, Enzo Montepaone (la plus grotesque d’entre elles envoyant une nouvelle fois Biglia du côté d’Arsenal), Anderlecht se sera bel et bien décidé à tourner la page sans attendre le fin mot du triste feuilleton argentin.

Depuis hier, les rumeurs les plus folles auront donc couru sur le nom du joueur amené à faire disparaître l’ombre de Lucas Biglia au cours des prochains mois.

Porto met son veto pour Defour

En tête d’affiche, le nom de Steven Defour aura donc été lancé. Avec raison sans doute, mais sans beaucoup de précautions. Car si des contacts entre Bruxelles et Porto auront bel et bien été noués au cours des dernières semaines, l’ancien médian du Standard reste aujourd’hui hors de prix. D’abord en raison du montant du transfert (six millions d’euros au minimum) que Porto (en dépit des angles arrondis par Luciano D’Onofrio) refusera fermement de diviser de moitié. Mais aussi en raison d’un salaire légèrement supérieur à celui dont Biglia pouvait (et peut encore) se targuer (près d’un million net annuel) : "Je crois qu’Anderlecht pourrait payer le salaire de Steven", nous précisait hier son agent, Paul Stefani. "Mais pas le prix de son transfert. D’ailleurs, Porto ne veut pas le lâcher. Steven m’a lui-même appelé pour demander s’il y avait quelque chose de concret avec Anderlecht. Je lui ai répondu que non."

Les pieds sur terre plus que la tête dans les étoiles, Herman Van Holsbeeck se doutait d’ailleurs depuis plus d’un mois que la piste Defour s’avérerait éminemment compliquée. Amené par John van den Brom à se tourner vers le marché néerlandais, le manager anderlechtois aura donc pris la peine de superviser le médian de Twente, Wout Brama.

Brama, la solution néerlandaise

Erigé en véritable légende dans son club néerlandais, Brama pourrait profiter de l’ouverture laissée par son contrat (celui-ci s’achevant dans un an et demi) pour tenter sa première aventure à l’étranger. Le coût de la transaction apparaît au demeurant nettement moins élevé pour le Sporting puisque la trésorerie anderlechtoise ne serait amputée que de deux "petits" millions d’euros pour un joueur dont le compteur affiche désormais soixante matchs européens et trois sélections internationales avec les Pays-Bas. "Il ne me semble pas anormal qu’Anderlecht cherche un successeur à Biglia", admettait hier soir Robert Groener, l’agent du néerlandais. "John van den Brom le connaît sur le bout des doigts mais ce n’est pas à moi de parler du transfert de Brama. Je crois que le club et le joueur sont les mieux placés pour s’occuper de cela."

Hier, le transfert du Néerlandais semblait en tout cas bien loin d’être bouclé. En stage avec Twente, Wout Brama ne pensait pas encore à rejoindre en Turquie le stage des Anderlechtois. Et à chasser un peu le fantôme de Biglia.