Le tribunal correctionnel de Verviers, siégeant en appel de police, a condamné jeudi Luciano D'Onofrio, le vice-président du Standard de Liège, a une déchéance du droit de conduire d'un mois avec sursis pour moitié et une amende de 1.100 euros. Il était poursuivi pour avoir coupé une ligne blanche le 6 novembre 2006 et avoir conduit en état d'ivresse. Le 6 novembre 2006, le vice-président du Standard avait quitté, au terme de Standard-Anderlecht, le stade à bord de son 4X4 VW Touareg.

Il avait coupé la ligne blanche à hauteur de la rue de la Centrale, tournant à gauche, ce qui est totalement interdit. Des policiers ont constaté l'infraction et ont reconnu Luciano D'Onofrio derrière le volant. Ils ont ensuite procédé à l'interpellation du véhicule qui était, au moment du contrôle, conduit par la compagne du vice-président du Standard.

Les policiers ont expliqué que le véhicule avait marqué un temps d'arrêt, temps d'arrêt suffisant pour procéder à l'échange des conducteurs. Le tribunal correctionnel de Verviers a souligné que "les constatations emportaient leur conviction", ajoutant que le degré de crédibilité des témoins était "très faible" puisqu'il s'agissait de proches du prévenu. Outre une amende de 1.100 euros, le tribunal a condamné Luciano D'Onofrio à 15 jours ferme de déchéance du droit de conduire en raison "de son attitude peu collaborante et de son refus de se soumettre au test d'haleine".

Ce jugement condamne Luciano D'Onofrio pour les infractions relatives à l'alcoolémie au volant. Les infractions de roulage, à la base de ce dossier, sont prescrites. Ce dossier était examiné pour la troisième fois. Devant le tribunal de police de Liège, il avait été condamné à une amende de 1.100 euros le 24 janvier 2008. En appel de police, le 23 avril 2009, il avait été acquitté mais la Cour de Cassation avait cassé ce jugement.