Il était hier parmi les plus courtisés. Il vrai qu’en plein cœur du Heysel, l’étiquette anderlechtoise de Romelu Lukaku continuait de lui coller : "C’est vrai que pour moi, c’est un peu du passé. Mais en tant que supporter d’Anderlecht, cela fait toujours plaisir d’entendre des supporters mauves chanter. J’ai un peu charrié Laurent Ciman qui devait signer les autographes à côté de moi. Mais il sait très bien qu’il reste un de mes meilleurs amis dans le vestiaire." (sourire)

Romelu, vous avez aussi été questionné par les supporters sur votre transfert ?

Oui, mais je vous promets que je leur ai répondu la même chose qu’à vous.

Pas encore de certitude de quitter Chelsea donc ?

Sincèrement, je ne peux rien dire. C’est clair que dans la perspective de la Coupe du Monde, j’ai besoin d’un club qui me donne du temps de jeu. Mais cela pourrait parfaitement se faire à Chelsea. Il faudra encore patienter pour en savoir un peu plus.

Vous vous trouvez un peu dans le même cas de figure que Christian Benteke.

Oui, mais il ne faut pas nous opposer. On s’entend super bien et on sait se trouver sur le terrain. On a parlé ensemble là-dessus. Christian sait ce que je veux et la réciproque est tout aussi vraie. On a montré qu’on pouvait jouer ensemble. Maintenant, il faut poser la question au coach. Je crois qu’il vient de passer derrière vous. (sourire)

Tous les supporters vous ont questionné sur le sujet. Le Fan Day ne vous a pas fatigué ?

Non, pas du tout. Vous savez, quoi qu’il arrive, je suis au lit à 9 heures !

On a presque l’impression que vous vous êtes amusé.

Oui. J’avais quelques appréhensions au début. Je me demandais comment cela allait se passer, comment est-ce qu’on allait gérer la foule. Mais cela fait du bien d’avoir ce contact avec les supporters. En Angleterre, tout est beaucoup plus strict. Un tel moment aurait été impossible à monter. Je me rattrape quand je viens ici.

Vous aviez vous-même connu l’aventure de l’autre côté de la barrière ?

Oui, je me suis déplacé au Fan Day d’Anderlecht quand j’avais 13 ans. Je voulais juste me comparer aux grands. Je suis sorti de là et je me suis dit plus jamais ! Trois ans plus tard, j’y participais en tant que joueur de l’équipe première. (sourire)