Entrer, comme les autres joueurs de Chelsea, dans le centre d’entraînement. Découvrir de l’intérieur le club dont il a si souvent rêvé. Des cameramans et des photographes attendent en effet Romelu Lukaku au point d’arrivée. Ils le suivent à la trace. Devant cette agitation, Romelu reste placide. Il esquisse un sourire crispé. On devine qu’à cette seconde, il doit être traversé par mille et une pensées Un reporter anglais tient en main un portrait du joueur, histoire de pouvoir le reconnaître. Une journaliste télé tente une question : "Qu’est-ce que ça vous fait de savoir que vous allez jouer avec Fernando Torres ?" Bien briefé, Lukaku n’a pas le droit de répondre. Il se contente d’un sourire. Il glisse discrètement, en néerlandais à la presse belge : "C’est le plus beau jour de ma vie."

Un petit attroupement se forme et cette étrange parade dure quelques centaines de mètres. "Qui est-ce ?", demandent plusieurs curieux. Romelu et son agent filent à vive allure jusqu’au parking. Direction le centre d’entraînement des Blues À Cobham, banlieue pittoresque située à 25 kilomètres au sud de Londres, les villas succèdent aux maisons plus modestes. L’entrée du centre est bien gardée. La barrière se lève pour Romelu. Mais pas pour la presse, ni pour le public. "Sorry sir", explique aimablement un agent de sécurité. "Personne ne peut entrer aujourd’hui. Mais celui que vous cherchez, notre petit nouveau est déjà là " À l’intérieur de ces murs bien gardés, la journée sera longue pour Romelu : il a passé une batterie de tests médicaux. Impressionné par le complexe, il n’a pas vraiment eu le temps de flâner. Il n’a pas non plus fait connaissance avec ses futurs équipiers, qui étaient en congé. Seuls quelques joueurs blessés sont passés au club.

Les tests médicaux du "néo-Blue" ne sont pas encore terminés. Il les achèvera jeudi, avant de signer son contrat de cinq ans. Une autre journée qu’il ne sera pas prêt d’oublier