Entretien

A l’issue de l’entraînement, Romelu Lukaku a pris son temps dans une des salles de réunion de Neerpede pour expliquer à la presse pourquoi il avait opté pour un prêt à West Bromwich Albion. "C’était la meilleure option de toutes, dit-il. Je ne voulais pas revenir vers le continent, je veux m’imposer en Premier League. Et le coach Steve Clarke me voulait vraiment. Il n’a cessé de m’appeler quand on était en préparation en Amérique. Clarke a travaillé avec Mourinho, un coach avec qui j’aimerais travailler dans l’avenir".

Avez-vous envisagé de rester à Chelsea ?

"Non. J’avais sacrifié un an de ma carrière, je ne voulais plus vivre cela. Au mois de mars, j’avais déjà décidé que je voulais être prêté. Je l’ai dit à mon père, et j’ai demandé à mon agent de me trouver un club. Je suis soulagé qu’il y ait une solution. West Brom a dû faire un gros effort pour m’avoir."

Di Matteo a-t-il essayé de vous garder ?

"Il m’a dit qu’il n’y a pas trop d’attaquants et que je dois penser au club. Mais maintenant, c’est le moment de penser à moi-même. J’en avais marre de voir jouer les autres en étant sur le banc. Je n’ai joué que 12 matches. Et quand je jouais bien, on me sortait. Ou on me mettait sur le flanc droit la semaine d’après. Je n’y comprenais rien."

Avez-vous pensé à un prêt en janvier ?

"Réglementairement, ce n’était pas possible. Si la Fédération avait voulu faire une exception pour moi, j’aurais aimé revenir à Anderlecht jusqu’à la fin de la saison."

Est-ce que vous considérez votre année à Chelsea comme un échec ?

"C’est une expérience de vie comme d’autres grands joueurs en ont également vécu. Mais je ne tourne pas autour du pot : ma saison à Chelsea s’est très mal passée. Surtout au niveau du temps de jeu. J’ai eu le même problème que mon frère à Anderlecht maintenant."

Vous avez souvent joué en réserve.

"Oui, devant trois pelés et un tondu. Alors que jusqu’alors, j’avais joué en championnat belge, en Coupe d’Europe et en équipe nationale. Cette place en Diables, il faut que je la récupère Savez-vous qu’en réserve, je me trouvais parfois à côté d’un gars de 15 ans ! Et les autres Diables me disaient : Moi, j’ai joué contre cette star-là, et moi contre celle-là ".

Qui dit que cela aurait encore été le cas cette saison ?

"Je ne peux plus prendre ce risque de ne pas jouer. J’ai 19 ans, c’est facile de dire : Il est un jeune, on le met en réserve".