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Football

Manchester trop fort, Arsenal sort le Milan AC

Publié le - Mis à jour le

A l'issue du match aller de ces huitièmes de finale de la Ligue des champions (1-1 à Gerland), Lyon était devant une tâche quasi impossible : éliminer Manchester United sur son terrain d'Old Trafford.

Les 25 premières minutes étaient tout à l'avantage des locaux, Lyon étant acculé dans sa moitié de terrain. Anderson, Nani et Evra étaient très présents, de même que Cristiano Ronaldo.

Les Gones n'abdiquaient pas et revenaient petit à petit dans le match, Kallström se signalant par un shot très puissant que Van Der Sar boxait (28e).

Manchester United-Lyon 1-0 (aller : 1-1). Manchester qualifié

Lyon commençait à équilibrer les échanges, sortant de plus en plus de sa tanière grâce à la technique en mouvement de ses deux petits prodiges, Benzema et Ben Arfa. Mais ils ne parvenaient pas à franchir le rempart défensif mancunien, où Vidic - commis à la garde de Benzema - livrait une grosse prestation.

On s'approchait de la mi-temps lorsque Cristiano Ronaldo déflorait la marque. A l'issue d'un cafouillage dans le rectangle, l'attaquant lusitanien héritait de la balle, se mettait sur son pied gauche et ajustait Coupet d'une frappe sèche (1-0, 41e).

Les Lyonnais revenaient plus motivés lors de ce second acte. Ils grandissaient de plus en plus dans la rencontre et auraient pu revenir dans la rencontre à la 71e. Un une-deux Benzema-Keita permettait à l'ancien Lillois de frapper au but. Son envoi du plat du pied terminait sa course sur le poteau gauche de Van Der Sar...

Le match gagnait en intensité, les actions se succédant de part et d'autre. Rooney était tout près de tuer le match à la 76e : sur une mauvaise passe de Grosso, l'attauquant mancunien se retrouvait seul face à Coupet, excentré sur la droite du petit rectangle. "Roonaldo" tentait une petite frappe piquée, mais le gardien de l'équipe de france avait bien senti le coup et ne se couchait pas.

Une combinaison Tevez-Rooney à la 86e manquait de peu le K.O. pour les Red Devils. Mais la qualification ne changeait pas de main. Manchester est en 1/4 de finale.

Arsenal arrache sa qualif à San Siro

AC Milan-Arsenal 0-2 (aller 0-0). Arsenal qualifié

Quel coup de tonnerre! Le club de Londres a fait trébucher une équipe qui, en plus d'être la tenante du titre, avait toujours au moins été jusqu'en quarts de finale lors des cinq dernières éditions.

Après le 0-0 de l'aller, les équipes ont longtemps lutté d'égal à égal, avec des occasions dangereuses de part et d'autre. Et puis Fabregas, impressionnant tout le long de la rencontre au point de sembler avoir le don d'ubiquité, a surgi: sa frappe de loin rebondissante a trompé Kalac, pourtant irréprochable jusque-là, et mis K.O le septuple champion d'Europe (84).

Le but d'Adebayor - un intérieur du gauche suite à un centre de Walcott - a ensuite terminé d'achever les Lombards (90+2).

Pour le Milan, qui croyait tellement en sa bonne étoile dans la compétition, la désillusion est grande et la fin de saison va grandement manquer d'intérêt: distancé en championnat, il ne lui reste désormais plus qu'à lutter pour la 4e place.

En fait, les Milanais n'ont jamais semblé pouvoir franchir le cap, à l'image d'un Pirlo auteur de nombre pertes de balles, ce qui ne lui arrive pas souvent, et d'un Kaka convalescent (après une blessure au genou gauche) dont les coups de rein n'avaient plus l'effet dévastateur de la saison passée.

Emoussés après un début d'année "dantesque" (il s'agissait de leur 15e rencontre depuis le 13 janvier), les Lombards ont craqué physiquement face à la jeune, et increvable, équipe anglaise.

Jusqu'au but de Fabregas, Milan avait pourtant entretenu l'illusion, notamment dans les 25 premières minutes.

Ainsi, suite à un corner, la tête de Maldini était repoussée sur la ligne par l'omniprésent Fabregas (9). Un peu plus tard, une frappe de Kaka frôlait le poteau droit (22).

La suite de la rencontre allait voir Arsenal reprendre progressivement le dessus, Kalac détournant du bout des gants une frappe d'Adebayor (28) peu avant qu'une tentative de Fabregas, encore lui, ne soit renvoyée par la barre transversale (34).

En deuxième période, Kalac, le meilleur Milanais, repoussait encore les tentatives de Senderos (47) et Walcott (75). Ses coéquipiers, eux, se prenaient dans la nasse des Gunners, même si Kaka (63) puis Pato (79) parvenaient à tirer, mais à côté du cadre. Cinq minutes plus tard, Fabregas, lui, ne ratera pas sa frappe.

Le Barça gagne mais perd Messi

Barcelone-Celtic Glasgow 1-0 (aller : 3-2). Barcelone qualifié

Le FC Barcelone s'est qualifié mardi pour les quarts de finale de la Ligue des champions en battant (1-0) le Celtic Glasgow au Camp Nou (succès 3-2 à l'aller) mais a déploré une nouvelle blessure de Lionel Messi, sorti en pleurs du terrain.

Le Barça, impressionnant au match aller à Celtic Park, a enterré les espoirs minimes des Ecossais, conscients de l'aveu même de leur entraîneur Gordon Strachan de s'attaquer à "une montagne", en marquant dès la 3e minute de jeu.

Sylvinho, lancé sur le côté gauche de la surface par une passe à l'aveugle de Ronaldinho, centrait au premier poteau pour Xavi qui reprenait du talon pour marquer. Le gardien polonais du Celtic Artur Boruc, excellent il y a 15 jours, n'était pas impérial sur cette action-là.

La soirée s'annonçait radieuse au Camp Nou mais la désolation du jeune attaquant argentin Lionel Messi, très probablement victime d'une nouvelle déchirure musculaire, a refroidi tout le monde (lire encart ci-dessous).

Fenerbahce au bout du suspense

Séville-Fenerbahce 3-2 (aller : 2-3). Tirs aux buts : 2-3. Fenerbahce qualifié

L'horloge n'indiquait pas 10 minutes que Séville menait déjà 2 buts à 0. Dès la 5ème minute, le capitaine sévillan - Alves - donnait l'avance aux siens, déjà qualifiés virtuellement. Keita doublait la marque 4 minutes plus tard. On ne voyait pas ce qui allait empêcher les Andalous de se qualifier aisément.

Mais Deivid pardi ! Le Brésilien remettait son équipe dans le match en réduisant la marque (2-1 à la 21e). La mi-temps n'avait pas encore été sifflée que Séville possédait à nouveau 2 buts d'avance grâce à Kanouté (3-1 à la 41e).

Une première mi-temps attrayante à souhait, les occasions et les buts étant légion.

L'incroyable se produisit à la 79e : ce diable de Deivid marquait son second but de la soirée, remettant les équipes à égalité totale à l'issue des deux matches (3-2 à la 79e).

Plus rien n'était marqué, le match se terminait sur le score de 3 buts à 2 pour Séville.

La première prolongation se joue actuellement. Aucun goal n'est à signaler, la seconde prolongation vient de débuter. Ele se termine aussi sans changement de score. Place à la terrible épreuve des penaltys.

Séville : Kanouté marque (1-0 Séville).

Fenerbahce : Vederson marque (1-1).

Séville : Volkan arrête le tir d'Escudé (1-1).

Fenerbahce : Palop arrête le tir d'Edu (1-1).

Séville : Drago marque (2-1 Séville).

Fenerbahce : Aurelio marque (2-2).

Séville : Volkan arrête le stir de Maresca (2-2).

Fenerbahce : Kezman marque (2-3 Fenerbahce).

Séville : Volkan arrête le tir d'Alves (2-3 Fenerbahce qualifié).

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