"Le moment est venu de déposer les livres et d'écrire notre propre histoire", a déclaré le sélectionneur fédéral Marc Wilmots lundi, à la veille d'affronter l'Algérie dans son match d'ouverture du Mondial au Brésil.

"Le passé et surtout les résultats du Mondial de 1986 au Mexique ont été très beaux, mais maintenant c'est à nous. C'est aussi ce que j'ai déjà demandé aux joueurs", a expliqué Wilmots lors d'une conférence de presse bien animée dans les catacombes de l'Estadio Mineirao.

"Un Mondial est, et reste, un moment particulier. Regardez par exemple cette Coupe du monde de 1986. Qui aurait pu penser après les trois premiers matchs de poules que les Belges iraient aussi loin?", a indiqué Wilmots en faisant allusion aux débuts hésitants des Diables au Mexique (une défaite, un nul et une victoire). Si l'on regarde le tournoi de 1990, la Belgique méritait bien mieux qu'une élimination en huitièmes de finale contre l'Angleterre, lorsqu'elle fut sortie après un but encaissé à la 120e minute (ndlr, avec un but de David Platt). Le succès dans une Coupe du monde dépend en effet souvent de petits détails".

La Belgique est souvent considérée par les observateurs comme pouvant jouer un rôle d'outsider au Brésil. "C'est surtout la presse étrangère qui l'affirme. C'est gentil de leur part, mais nous venons de loin et il s'agit de notre premier match depuis douze ans en Coupe du monde. Ce Mondial est un défi pour nous et nous l'entamons avec passion. Mes joueurs sont impatients", selon Wilmots.

"Hazard a le potentiel pour appartenir au top 5 des meilleurs joueurs au monde"

Quand on a demandé à José Mourinho quels seraient les trois joueurs à suivre au Mondial-2014, il a pointé sans hésiter trois jeunes: Neymar, Varane et Hazard, son petit protégé à Chelsea. Eden Hazard justement fait son entrée au Mondial-2014 mardi avec les Diables. Son entraîneur connaît mieux que quiconque les qualités de son numéro dix.

"Eden a le potentiel pour appartenir à terme au top 5 des meilleurs joueurs au monde. Il a tout pour y arriver, mais il n'a toujours que 23 ans et je ne lui mets pas de pression. Il a aussi l'avantage de jouer dans une bonne équipe, mais c'est à lui de le montrer", a déclaré Wilmots.

"C'est un tournoi pour Eden, mais c'est aussi le cas pour beaucoup de joueurs dans beaucoup d'équipes. Tout seul de toute façon il n'y arrivera pas, il faut toujours un bon collectif pour pouvoir se distinguer individuellement", selon Wilmots.


Kompany: "Quand on commence quelque chose, c'est pour aller au bout"

Le capitaine de l'équipe belge, Vincent Kompany, a fait part de ses "grandes ambitions" à la veille du premier match des Diables, estimant que "quand on commence quelque chose, c'est pour aller au bout".

"J'ai de bonnes raisons de penser que nous pouvons réussir de bonnes choses", a-t-il assuré lors d'une conférence de presse à Belo Horizonte, mettant en avant "la fierté, la passion et l'esprit d'équipe" qui animent ses équipiers.

"Les joueurs mettent beaucoup de passion aux entraînements. C'est significatif. La plupart d'entre nous évoluons ensemble depuis les JO de Pékin en 2008 où nous avions atteint les demi-finales. Cet esprit de groupe fait notre force aujourd'hui", a indiqué le défenseur de Manchester United.

Interrogé sur le manque d'expérience de la Belgique, qui n'a plus disputé de tournoi majeur depuis 2002, Kompany a estimé que les joueurs "ont acquis une belle expérience dans des grands clubs" et qu'ils "grandissent ensemble depuis 2008".

"Les années passent vite mais on a appris beaucoup de choses. Et nous avons déjà réussi à tourner la page d'un passé pas très glorieux pour la Belgique", a-t-il ajouté.

Le Bruxellois a expliqué se méfier de l'Algérie, demandant aux supporters de ne pas juger la Belgique après le premier match.

"On commence pour gagner mais un match nul ne serait pas forcément un mauvais résultat pour commencer", a-t-il dit en expliquant que son ambition personnelle durant ce Mondial "dépasse largement ce premier match face aux Algériens".

"Nous avons bien étudié les points forts et faibles de l'adversaire. Demain, ce sera une partie d'échec: une bonne équipe est surtout une équipe intelligente", a conclu Kompany qui ne voit "aucun signe de nervosité" chez les joueurs.