En début de saison dernière, personne n'aurait pensé que le trio offensif Zewlakow-Mpenza-Pieroni allait dynamiter le championnat. Pourtant, au terme de la compétition, les recruteurs se sont arraché les services de l'aîné des frangins Mpenza et ceux du phénomène Pieroni. Par contre, du côté de Marcin Zewlakow, rien n'est venu perturber la quiétude de sa préparation d'avant-saison avec Mouscron. Aujourd'hui, l'attaquant polonais se prépare à vivre une nouvelle aventure en compagnie de nouveaux coéquipiers.

«Je ne me pose pas trop de questions au sujet de mes nouveaux partenaires, assure le meilleur buteur mouscronnois de tous les temps. C'est vrai que, la saison dernière, j'ai vécu des moments intenses avec Mbo et Luigi. Mais je ne suis pas un passéiste. Je préfère me tourner vers l'avenir et mes nouveaux coéquipiers.»

Duel de frères

Même si la motivation est au rendez-vous, la tâche proposée aux

Hurlus cette saison ne sera pas de tout repos. Un nouveau coach, un système de jeu novateur et le départ de plusieurs éléments-clés risquent de causer quelques problèmes d'adaptation. Mais là encore, le jumeau de Michal l'Anderlechtois reste très confiant et préfère afficher un positivisme à toute épreuve: «C'est vrai qu'avec l'arrivée de Philippe Saint-Jean à la tête de l'équipe, les choses ont changé. Que ce soit sur le terrain ou en dehors. Pour le moment, nous avons énormément travaillé pour essayer d'assimiler tous ces changements. Au départ, c'était très difficile et nous étions un peu perdus dans ce nouveau dispositif mais avec le travail que nous avons effectué ces dernières semaines, tout devient plus clair.»

Sacrifié sur l'autel tactique la saison dernière par Georges Leekens qui le plaça souvent au milieu droit, l'attaquant polonais devrait retrouver un poste qui lui convient mieux, devant, aux côtés de Dimbala et de Grégoire.

«Mes préférences n'ont pas vraiment d'importance! L'année passée, j'avais été replacé dans l'entrejeu par Georges Leekens pour le bien de l'équipe et, lorsque l'on voit les résultats que nous avions obtenus, il faut reconnaître que ce n'était pas une mauvaise chose. Et, paradoxalement, en jouant à un poste qui n'est pas le mien, j'ai retrouvé une place en équipe nationale. Comme quoi, en foot, seule la vérité du terrain compte...»

© Les Sports 2004