Battu 2-0 sur la pelouse du PSV Eindhoven mercredi soir en match de la troisième journée de la phase de poules de la Ligue des champions, l'Olympique de Marseille a concédé sa troisième défaite d'affilée dans la compétition européenne et abandonné pratiquement toutes ses chances de qualification pour les huitièmes de finale.

Avec zéro point après trois matches, l'OM est, désormais, lanterne rouge du groupe D toujours dominé par Liverpool et l'Atletico Madrid qui caracolent en tête avec sept points après leur match nul (1-1) mercredi soir. Le PSV qui restait aussi sur deux défaites est relancé après cette victoire qu'il n'a pas volée.

"La Ligue des champions, c'est fini. Maintenant, on va recevoir le PSV Eindhoven et si on les bat de plus de deux buts on peut espérer finir troisième", a estimé Eric Gerets, l'entraîneur marseillais au coup de sifflet final.

La troisième place serait synonyme de reversion en coupe de l'UEFA. Les Marseillais restent-ils capables de la décrocher ? A Eindhoven, où ils devaient impérativement prendre des points, ils sont apparus usés et bien démobilisés. Seul leur portier Steve Mandanda a fait le métier honnêtement, réalisant plusieurs parades qui ont retardé l'échéance et le doublé de Danny Koevermans (72e et 85e).

Les Néerlandais montraient rapidement une prédilection pour le flanc droit de leur attaque. C'est d'ailleurs de ce côté que venait la première occasion nette de la rencontre. Sur une touche rapidement jouée, Edison Mendez se retrouvait démarqué. Il centrait pour Stijn Wuytens qui, pourtant tout seul face à la cage de Steve Mandanda, expédiait sa reprise dans les nuages (7e).

L'OM répliquait. Une tête de Mamadou Niang, pas assez appuyée, était facilement captée par Andreas Isaksson (13e). Le portier du PSV devait faire preuve de plus de talent, un peu plus tard, en repoussant des deux jambes une frappe d'Hatem Ben Arfa parti en contre (18e). C'est ensuite Niang qui frappait au ras du montant droit d'Isaksson (19e).

La dernière alerte de la première période était pour les Marseillais. Sur un ballon en profondeur qui paraissait anodin, Ottman Bakkal, seul en pointe, pouvait contrôler, contourner Lorik Cana et décocher un tir puissant que Mandanda repoussait avec brio de la jambe à la manière d'un gardien de but de handball (25e).

Dès le début de la seconde mi-temps, Ibrahim Afellay vendangeait une occasion en or massif sur un service tendu de Bakkal (46e) lancé sur le côté droit. Deux minutes après, et sur une action quasi-identique à la précédente, c'est Wuytens qui était, à son tour, maladroit (48e).

Les Marseillais ne tenaient pas le ballon et le PSV en profitait pour harceler une défense marseillaise assez fébrile. Ainsi, Mendez parvenait à se jouer de deux défenseurs phocéens, et sur son centre, il fallait un bon reflexe de Mandanda pour détourner la reprise de la tête de Danny Koevermans (58e).

L'heure de jeu était largement dépassée quand survenait la première réplique marseillaise de la seconde période sur une frappe de Ben Arfa sans danger pour Isaksson (69e). Trois minutes après, le PSV ouvrait le score. Sur un corner de Wuytens, Koevermans échappait au marquage et sa tête smashée ne laissait aucune chance à Mandanda (72e).

Dans la foulée, Mathieu Valbuena remplaçait Ben Arfa, bien décevant sur ce match. Mais le Feu Follet marseillais ne parvenait pas à rallumer la flamme de son équipe.

c'est au contraire les Néerlandais qui doublaient la mise. L'action partait encore du côté droit et Danny Koevermans était encore à la conclusion en plaçant une tête plongeante au premier poteau (85e).

Après deux défaites face à Liverpool (1-2) et l'Atletico Madrid sur le même score, l'OM, écrasé par la pression, venait de livrer son plus mauvais match de la Ligue des champions.