Quel contraste. La semaine dernière, la tension était palpable entre Mbaye Leye et Marc Brys après le partage du Standard face à OHL (1-1). Ce dimanche, même si le score était le même, l’ambiance était nettement plus détendue entre le coach sénégalais et Frankie Vercauteren. Qui avaient la même analyse : l’Antwerp peut être content du point du partage si l’on se base uniquement sur les 25 premières minutes mais les Anversois peuvent se montrer déçus si l’on tient compte du reste de la rencontre.

"On doit apprendre à profiter de nos temps forts, résumait Leye. Quand on marque un but, on doit aussi être capables de maintenir l’intensité. Mais on ne l’a pas fait. Et nous avons ce syndrome qui est toujours là. Face à des garçons d’expérience, on doit être capable de faire la faute nécessaire pour empêcher une reconversion adverse, comme sur le 1-1."

Un but (où Nicolas Raskin est trop léger face à Didier Lamkel Zé) qui ennuie le T1 rouche, car ce n’est pas la première fois que ce genre d’action se produit et est décisive contre son équipe. "On l’a vu à Bruges, on l’a vu à Ostende : il faut faire faute. Même si c’est de l’antijeu et même si cela amène un carton jaune. C’est le genre de détail qu’on doit encore travailler."

Surtout face à des équipes puissantes comme le Great Old. "Il y a un constat qui est là : cette équipe a plus de gabarit que nous, plus de force, plus d’expérience. Et ils savent faire la faute au bon moment. On doit prendre exemple sur eux sur ce plan-là mais nous avons une équipe jeune, ne l’oublions pas. On s’est bien battus, je suis fier de mes joueurs, de la prestation d’ensemble et des occasions que nous avons créées mais il y a des erreurs qu’on ne doit plus commettre."

Au risque de voir le top 4 s’éloigner encore un peu plus. "On reste sur un trois sur douze mais le classement ne me tracasse pas, termine Mbaye Leye. Le changement est réel par rapport à la situation qui était la nôtre à la fin du mois de décembre. Entre ce qu’on faisait avant et ce qu’on propose aujourd’hui, on a déjà parcouru du chemin. Mais il y en a encore à parcourir. On veut être dans le top 4 à la fin de la phase classique et on va tout faire pour y parvenir. Mais nous sommes dans un processus d’évolution qui est linéaire. Keep working."