La double championne du monde et joueuse mondiale de l'année 2019 est aussi très active pour défendre les droits des femmes, combattre le racisme et les injustices sociales. Elle se montre très critique aussi sur la position américaine face au coronavirus.

"C'est frustrant, comme joueuse, de ne pas pouvoir aller sur le terrain, mais avec tout ce qu'il se passe, honnêtement, je ne me sens pas à l'aise de rejouer", a expliqué Megan Rapinoe, 35 ans. "Ici aux Etats-Unis, on gère la crise de la façon la plus terrible qu'il soit possible de le faire".

Malgré de gros moyens à disposition, la NFL, la ligue de football américain, recense une centaine de cas. "Or, les ligues chez les messieurs ont la chance de pouvoir s'offrir des charters pour leur déplacement. C'est très différent côté féminin, où nous allons devoir prendre des vols commerciaux, n'ayant pas les moyens de faire autrement. Mais le pire, ce sont les collèges. C'est un désastre et pour les étudiants, c'est le pire, sachant qu'ils ne sont pas payés. Les athlètes professionnelles ont encore la possibilité du choix, de le faire ou non et d'au moins être rémunérés s'ils veulent prendre un risque plus ou moins grand. Pour les gamins des collèges, qui doivent continuer malgré tout, je trouve ça criminel, ce qu'il se passe pour eux."

Megan Rapinoe n'a plus joué depuis le mois de mars dernier et envisage de reprendre début janvier pour préparer les Jeux Olympiques avec l'objectif de décrocher un second titre olympique après celui de 2012.

"Je suis arrivée à un point où je me dois de rejouer", a ajouté Rapinoe. "De ce que j'entends, les camps de l'équipe nationale ont l'air vraiment bien au niveau de la sécurité et chacun se sent bien. Il n'y a pas encore eu de cas (de coronavirus) et cela me rassure".