La rencontre devrait être remise au mardi 4 février, ce que ne veut pas Charleroi.

Le brouillard a finalement eu le dernier mot lors de la rencontre entre Charleroi et Malines dans laquelle les Zèbres menaient au score après un but sur penalty de Morioka. Arrêtée une première fois, la rencontre a été stoppée une seconde fois à cause de la difficulté de visibilité sur le terrain, alors que les joueurs carolos avaient changé leur maillot noir et blanc pour une tunique bleue.

Après cette seconde interruption, l'arbitre Dierick a décidé de mettre un terme définitif à la rencontre.


"D'après beaucoup de gens, je suis très très influent en Belgique mais malheureusement je n'ai pas encore d'influence sur le brouillard et la météo", souriait Mehdi Bayat, le boss des Zèbres. "On ne peut pas reprocher aux arbitres d'avoir arrêté le match. S'ils ont jugé qu'ils ne pouvaient pas apporter un jugement qualitatif, ils ont pris la bonne décision."

Alors qu'il était très difficile de suivre la rencontre depuis la tribune, les joueurs semblaient eux un rien moins gênés par le brouillard. "Nos joueurs n'avaient pas trop de problèmes", continue Mehdi Bayat. "J'ai posé la question aux défenseurs qui arrivaient à suivre les faits de jeu. Nos joueurs avaient clairement envie de terminer le match. Ils prennent cela comme une punition... Charleroi est un peu beaucoup pénalisé mais cela fait partie du jeu..."

Une question se pose après ce report : à quand la partie sera remise ? "Le règlement dit que le match doit se jouer à la première date possible et disponible", explique Bayat. "On s'orienterait vers le mardi 4 février (Ndlr : 3 jours après Genk-Charleroi). La Commission des Litiges décidera elle, sur base des rapports de l'arbitre, du match delegate et de l'avis des deux équipes si le match devra recommencer à 0-0 ou à 1-0 à la 36e minute. Personnellement, je ne vois aucune raison qui justifierait de recommencer à 0-0."


Pour Pierre-Yves Hendrickx, le secrétaire général du Sporting Charleroi, le club n'acceptera pas le report du match au mardi 4 février, ni de recommencer la rencontre à 0-0, comme le prévoit le réglement (article P.1428). "Malines a tout fait pour arrêter", explique Hendrickx. "Nous avons collaboré mais cela n'a pas été le cas des Malinois. Ils ont gagné sur ce volet-là, nous rentrons alors dans le débat juridique. On nous a remis le match au 4 février, ce que nous allons contester. Nous ferons appel : on nous a déjà remis la rencontre face au Club Bruges le 29 janvier alors que nous n'avions rien demandé (Ndlr : le match avait été remis pour permettre aux Brugeois de préparer au mieux leur rencontre qualificative à la Ligue des Champions). Aujourd'hui, nous avons arrêté la rencontre alors que nous estimons que nous aurions pu le finir. Nous passerons donc devant la Commission des Litiges, tout cela va se passer dans les bureaux. Et même s'il y a une décision, il y aura encore moyen de faire appel devant la CBAS (Ndlr : cour belge d'arbitrage pour le sport). Charleroi-Malines ne sera donc pas rejoué de sitôt."