ANDERLECHT «C'était mon jour le plus difficile depuis que je suis à Anderlecht, encore plus dur qu'après l'élimination au Bayern Munich.» Samedi soir, Michal Zewlakow a traversé le hall d'entrée du stade Constant Vanden Stock sans dire un mot à la presse. À chaud, il ne voulait pas réagir aux coups de sifflets répétés - une véritable bronca à son égard - d'un public dont il est devenu la tête de Turc, le symbole d'un Anderlecht qui n'avance plus. Hier matin, plus serein, il a accepté de revenir sur cette soirée d'enfer contre son frère jumeau et face à son ancien club. «Le public d'Anderlecht est exigeant, il paye sa place, il a le droit de s'exprimer! explique l'international polonais. On joue mal pour l'instant, on ne gagne plus aussi facilement qu'au premier tour, les spectateurs sont déçus de ce qu'on leur montre, c'est normal et ce n'est pas neuf au Parc Astrid. Le problème, c'est que je suis devenu la victime du malaise de toute l'équipe. Je sais très bien que je n'ai pas bien joué samedi. J'ai voulu compenser ce mauvais jour par un engagement exemplaire, mais quand rien ne va, rien ne va. Et les sifflets, évidemment, ne donnent pas confiance, au contraire.» Associé dès son arrivée à Hugo Broos, Zewlakow n'a pas réussi, jusqu'ici, à séduire le public du Sporting. Mais il relativise. «À moi de montrer au public qu'il se trompe. Je veux oublier cela au plus vite et me remettre au travail. Mes équipiers, en tout cas, ont été géniaux. Tous m'ont marqué leur soutien, cela m'a fait du bien.»

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